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Insomnies, cauchemars

Suicide : 2h du matin, l’heure de tous les dangers

Le taux de suicide atteint 16% entre 2 et 3 heures du matin, un pic détecté grâce à l’analyse de plus de 35 000 suicides aux Etats-Unis. Et l'insomnie favoriserait le risque de suicide.  

Suicide : 2h du matin, l’heure de tous les dangers   CLOSON/ISOPIX/SIPA

  • Publié 03.06.2014 à 12h15
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« Non seulement les cauchemars et l’insomnie sont des facteurs de risque d’apparition d’idées et de comportements suicidaires mais le simple fait d’être éveillé la nuit pourrait être en lui même un facteur de risque de suicide », souligne le Pr Michael Perlis, psychiatre et spécialiste du sommeil à l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie (USA). Son équipe présente aujourd’hui au congrès annuel de somnologie (la médecine du sommeil) une étude établissant un lien entre le cycle jour/nuit et la suicidalité.

 

Près de 4 fois plus de suicides en nuit profonde

La particularité de leur démarche a été d’analyser 35 332 suicides survenus aux Etats-Unis en tenant compte de la proportion de personnes éveillées pendant chaque tranche horaire. Ces chercheurs ont ainsi établi que le taux de suicide est de 10,27% passé minuit avec un pic à 16,27% entre 2 et 3 heures du matin. Par contraste, il n’est que de 2,13% entre 6 heures et 11 heures du matin. L’analyse par tranches horaires plus larges a montré que le taux de suicide entre minuit et 6 heures du matin était 3,6 fois plus élevé que si la répartition des tentatives se faisait équitablement au cours des 24 heures.

 

L’insomnie, facteur de risque de suicide

« Ces données sont les premières à suggérer que les facteurs circadiens pourraient contribuer à la suicidalité et à expliquer pourquoi l’insomnie est aussi un facteur de risque d’apparition d’idées et de comportements suicidaires », précise Michael Perlis. Une implication importante de cette étude est donc que le traitement de l’insomnie serait une voie utile pour réduire les risques de suicide. La tache est de grande ampleur puisque selon les chiffres américains, 10% des adultes ont un trouble insomniaque chronique persistant depuis plus de 3 mois.

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