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QUESTION D'ACTU

Sidaction : pourquoi il faut se protéger

À l’occasion du Sidaction 2014, l'association rappelle que le VIH n’est ni une maladie d’ailleurs, ni du passé. La France enregistre 6 400 contaminations par an.

Sidaction : pourquoi il faut se protéger Capture d'écran : page facebook du Sidaction

  • Publié 04.04.2014 à 12h53
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« Les 4-5-6 avril tous contre le sida, donnez pour soutenir la recherche ! » C'est le mot d'ordre martelé, cette année encore, à l’occasion de la campagne Sidaction 2014 qui débute ce vendredi. Pendant ces trois jours d'appel aux dons, tous les acteurs de la lutte contre le VIH vont rappeler aux Français que le sida n’est ni une maladie d’ailleurs, ni une maladie du passé. En effet, trente ans après la découverte du virus, on recense encore en France près de 6 400 nouvelles contaminations par an, et environ 30 000 personnes sont séropositives sans le savoir. Dans ce contexte, pourquoidocteur explique les raisons pour lesquelles la bataille contre la maladie doit continuer. 

Le risque de la banalisation
Face au risque de banalisation de cette maladie, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, appelle ce matin à rester mobilisé contre le VIH, avec deux priorités : la prévention et le dépistage. La prévention, d’abord. Pour inciter les jeunes et les moins jeunes à mieux se protéger, le gouvernement a ainsi baissé le taux de TVA appliqué au préservatif de 7 % à 5,5 % au 1er janvier 2014, au lieu de l’augmentation à 10 % prévue à cette date. Une campagne d’information a également été lancée en décembre 2013 pour rappeler à tous, et plus particulièrement aux plus jeunes, que le préservatif est la meilleure protection contre le VIH et toutes les infections sexuellement transmissibles.

Et ces rappels sont nécessaires au vu des derniers chiffres. Selon l’étude Santé 2014 de la SMEREP publiée il y a quelques jours, 30 % étudiants n'utilisent jamais de préservatifl. Une donnée inquiétante quand on sait que 80 % d'entre eux ont déjà eu un rapport sexuel. 
De plus, le nombre de jeunes à ne pas réaliser de test de dépistage et à le faire est quasiment le même. Pour améliorer ce chiffre, la ministre a indiqué que les autotests du VIH seront disponibles à la fin de l’année en pharmacie et auprès  des associations.


Des antirétroviraux et des complications
Aujourd'hui, chez une personne infectée, les antirétroviraux améliorent la qualité de vie. Et  l'espérance de vie de ces patients peut être comparable à celle du reste de population. 
Néanmoins, la tolérance de ces molécules reste encore très mauvaise chez quelques patients. Notamment pour ceux chez qui la maladie a été diagnostiquée a un stade relativement tardif.
Dans ce cas, des complications peuvent survenir : d'origine osseuse, cardiaque, métabolique (diabète, hypercholestérolémie). Et la liste des médicaments à prendre s'allonge d'autant. Enfin, les antirétroviraux ne permettent que de stopper la maladie. « Lorsque le patient les arrête la maladie revient », explique le Pr Jean-Daniel Lelièvre, en charge des essais cliniques au sein de l'Institut de recherche vaccinale (VRI). 

Ecoutez le Pr Jean-Daniel Lelièvre, médecin-chercheur à l'hôpital Henri Mondor (Créteil) : « Si demain un malade arrête les antirétroviraux, en l'espace de 15 jours, la maladie repart de plus belle. »



Les + de 50 ans ont une faible perception du risque 
Plusieurs centaines de Français continuent à mourir chaque année du sida. Et étrangement, ces décès ou nouvelles contaminations ne touchent pas que les jeunes où les populations dites "plus à risques". Depuis quelques années, des changements de profil de l’épidémie s'opèrent, remarquait en effet le tout dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré au VIH.
« Les personnes âgées de 50 ans ou plus au moment du diagnostic représentent une part croissante des découvertes de séropositivité (19 % de l’ensemble des diagnostics en 2012 et 30 % chez les hommes hétérosexuels) », soulignaient ainsi les auteurs.
Dans cette tranche d’âge, le diagnostic est souvent tardif, à des stades avancés de l’infection, qui se manifeste déjà par des signes cliniques. « La faible perception du risque de contamination par le VIH dans cette génération qui a découvert la sexualité avant l’arrivée du Sida pourrait expliquer leur faible recours au préservatif et au dépistage », analyse le Pr Jean-Daniel Lelièvre.

Des dons pour la recherche 
Pour toutes ces raisons, cet immunologiste rappelle l'importance d'effectuer des dons à l'occasion du Sidaction. Même si les organismes publics financent la recherche sur le sida, cette manne ne suffit pas à couvrir les besoins. Il est donc important de pouvoir trouver d'autres financements privés, parmi lesquels le princpal est apporté par le Sidaction.
Cette association finance tous les ans la recherce et donne de l'argent à des associations qui viennent en aide aux malades. En 2013, grâce à la collecte, 51 jeunes chercheurs ont été soutenus par le Sidaction. 40 000 personnes ont aussi été mises sous traitement. Et 121 programmes d'aides aux malades et de prévention ont été menés par structures françaises soutenues par Sidaction.

Ecoutez le Pr Jean-Daniel Lelièvre« Grâce à ce financement privé/public, la France se situe à la première place en terme de recherche. Avec l'aide du Sidaction, nous sommes aussi l'un des pays du monde où l'on s'occupe le mieux des malades. »

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