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QUESTION D'ACTU

Santé métabolique

Ce nouvel IMC appréhende mieux l’état de santé

Des chercheurs ont mis au point un IMC biologique dont les mesures offrent une représentation plus précise de la santé métabolique que l’IMC standard.

Ce nouvel IMC appréhende mieux l’état de santé SOMNATH MAHATA/istock




L'ESSENTIEL
  • Environ 30 % de la population serait mal classée lors du calcul de l'IMC.
  • Des chercheurs ont ainsi développé l'IMC biologique. Ce dernier s'appuie sur une analyse sur des éléments présents dans le sang, les scores de risque génétique ou encore la composition du microbiome intestinal.
  • Lorsque les gens changent leur mode de vie, l'IMC biologique se montre plus réactif que l'IMC standard. Il diminue plus tôt.

L’indice de masse corporelle (IMC) est utilisé depuis des années pour déterminer si une personne a un poids normal ou si elle souffre d’insuffisance pondérale, de surpoids ou d'obésité. Mais ce calcul a des limites et environ 30 % de la population serait mal classée par son biais.

Des chercheurs de l'Institute for Systems Biology (ISB) ont mis au point une nouvelle mesure. Baptisée IMC biologique, elle propose une vision plus précise et informative de la santé métabolique d’un patient. Leurs travaux ont été présentés dans le journal Nature Medicine.

IMC biologique : une mesure plus complète que l’IMC classique 

Pour établir l’IMC biologique, les chercheurs ont étudié 1.000 personnes inscrites à un programme de bien-être. Ils ont effectué leur profilage multi-omique (bilan utilisant des données génomiques ou encore métabolomiques, NDLR). Ils ont ainsi examiné plus de 1.100 éléments présents dans le sang comme les protéines et les métabolites. Ils ont aussi pris en compte les scores de risque génétique et la composition du microbiome intestinal collectés à différents moments. Les chercheurs ont ensuite généré des modèles d'apprentissage automatique qui ont conduit à des variations prédictives plus précises que les mesures traditionnelles de l'IMC.

"Pendant des années, l'IMC a été la mesure de référence des médecins pour classer les individus en fonction de leur taille et de leur poids par rapport à une personne moyenne. Cependant, cette personne moyenne n'existe pas vraiment. Nous avons maintenant la capacité d'utiliser des mesures moléculaires avancées comme une représentation plus complète de la santé métabolique d'un individu, qui peut être utilisée pour faire des recommandations cliniques plus précises pour les individus", explique la chercheuse et auteure de l’étude, la Pr Noa Rappaport.

L'IMC biologique réagit plus vite à l'amélioration de l’hygiène de vie

En mettant au point leur mesure qui ne peut être réalisée que par des professionnels de la santé, l’équipe a relevé que les personnes qui ont un IMC biologique élevé et un IMC traditionnel normal sont en moins bonne santé. Toutefois, elles parviennent à perdre du poids plus facilement que les autres lorsqu’elles améliorent leur hygiène de vie. 

Les individus classés comme obèses avec un IMC standard, mais qui avaient un IMC biologique normal, présentent une bonne santé biologique, mais ils ont des difficultés à perdre leurs kilos en trop. 

Autre découverte : lorsque les gens apportent des changements positifs à leur mode de vie, l'IMC biologique se montre plus réactif et diminue plus tôt que la mesure standard. Ainsi, les résultats suggèrent qu’une personne ayant adopté une hygiène de vie plus saine peut améliorer sa santé biologique, même si elle n’a pas perdu de poids.

"Nous avons démontré la valeur du profilage multi-omique pour révéler des informations importantes sur les relations complexes entre l'obésité, la santé métabolique et les maladies chroniques, et avons souligné la nécessité de prendre en compte une gamme de facteurs au-delà des mesures traditionnelles de l'IMC pour comprendre et traiter ces problèmes", ajoute l’experte.

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