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QUESTION D'ACTU

Malbouffe

Démence : manger des aliments ultra-transformés augmente le risque

Les personnes qui consomment de grandes quantités d’aliments ultra-transformés ont davantage de risque de développer une démence plus tard dans la vie que celles qui en consomment moins.

Démence : manger des aliments ultra-transformés augmente le risque happy_lark/iStock


  • Publié le 31.07.2022 à 16h00
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L'ESSENTIEL
  • 50 millions de personnes souffrent de démence dans le monde.
  • Dans 60 à 70 % des cas, la démence est causée par la maladie d’Alzheimer.
  • La maladie d'Alzheimer touche environ 900 000 personnes en France.

Chips, mayonnaise, glace, sodas, saucisses, poulet frit, guacamole et houmous industriels, céréales aromatisées… Ces aliments très prisés ne sont pas seulement néfastes pour le tour de hanche et la santé cardiovasculaire. Ils peuvent aussi s’avérer mauvais pour le cerveau

C’est ce que révèle une nouvelle étude en ligne publiée dans Neurology. Selon ses auteurs, membres de l'Université médicale de Tianjin en Chine, consommer beaucoup d’aliments ultra-transformés est associé à un risque accru de démence.

Riches en sucre ajouté, en graisses et en sel, et pauvres en protéines et en fibres, ces aliments "peuvent également contenir des additifs alimentaires ou des molécules provenant de l'emballage ou produites pendant le chauffage, qui ont tous montré dans d'autres études des effets négatifs sur les capacités de réflexion et de mémoire", souligne le Dr Huiping Li, qui a dirigé les travaux.

La bonne nouvelle est cependant que les chercheurs ont constaté que remplacer ces aliments par des alternatives plus saines diminuait aussi le risque de démence.

Une augmentation significative du risque de démence

Les chercheurs ont utilisé les données de la UK Biobank portant sur 72 083 personnes âgées de 55 ans et qui ne souffraient pas de démence au début de l’étude. Elles ont été suivies pendant une durée moyenne de dix ans. À la fin de l'étude, 518 personnes ont reçu un diagnostic de démence.

Les participants ont rempli des questionnaires sur leurs habitudes alimentaires. Les chercheurs ont ensuite déterminé le pourcentage d'aliments ultra-transformés consommés par les participants afin de les répartir dans quatre groupes d’étude.

En moyenne, les aliments ultra-transformés représentaient 9 % du régime alimentaire quotidien des personnes du groupe le plus faible, soit une moyenne de 225 grammes par jour, contre 28 % pour les personnes du groupe le plus élevé, soit une moyenne de 814 grammes par jour. Une portion d'aliments comme la pizza ou les bâtonnets de poisson équivaut à 150 grammes. Le principal groupe alimentaire contribuant à la consommation élevée d'aliments ultra-transformés était les boissons, suivies des produits sucrés et des produits laitiers ultra-transformés.

Dans le groupe consommant le moins d’aliments ultra-transformés, 105 des 18 021 personnes ont développé une démence, contre 150 des 18 021 personnes dans le groupe le plus élevé.

Concrètement, cela signifie que pour chaque augmentation de 10 % de la consommation quotidienne d'aliments ultra-transformés, le risque de démence augmentait de 25 %.

Un phénomène qui n’est pas une fatalité

Les chercheurs ont également utilisé les données de l'étude pour estimer ce qui se passerait si une personne remplaçait 10 % des aliments ultra-transformés par des aliments non transformés ou peu transformés, comme les fruits et légumes frais, les légumineuses, le lait et la viande. Ils ont constaté qu'une telle substitution était associée à un risque de démence inférieur de 19 %.

"Nos résultats montrent également qu'une augmentation des aliments non transformés ou peu transformés de seulement 50 grammes par jour, ce qui équivaut à une demi-pomme, une portion de maïs ou un bol de céréales de son, et une diminution simultanée des aliments ultra-transformés de 50 grammes par jour, ce qui équivaut à une barre de chocolat ou une portion de bâtonnets de poisson, est associée à une diminution de 3 % du risque de démence, détaille le Pr Li. Il est encourageant de savoir que de petits changements gérables dans le régime alimentaire peuvent faire une différence dans le risque de démence d'une personne."

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