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Fièvre chez l’enfant : la bonne attitude à adopter

Voici quelques conseils si votre enfant a de la température.

Fièvre chez l’enfant : la bonne attitude à adopter perkmeyp / iStock


  • Publié le 15.06.2022 à 09h00
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L'ESSENTIEL
  • La fièvre est un motif de consultation très fréquent.
  • Elle n'est pas une maladie, mais le signe que l'organisme combat une infection.
  • Certaines situations nécessitent une consultation médicale urgente.

Cause fréquente de consultation médicale et source d'inquiétude pour les parents, la fièvre chez l'enfant peut être impressionnante, surtout si elle s'accompagne de changements de comportement. D’habitude plein d’énergie, votre enfant est grincheux, fatigué, abandonne ses jouets, n'a pas d'appétit et peut même se plaindre de maux de tête.

La fièvre chez les enfants

N’oublions pas que la fièvre n’est pas une maladie, mais un symptôme de maladie : elle indique que l'organisme de votre enfant lutte contre une infection virale ou bactérienne. Son système immunitaire se défend, mais cela peut néanmoins être une source d'inconfort.

Quelques gestes sont alors conseillés pour y remédier. Ainsi, la Haute autorité de santé (HAS) recommande :

- de lui proposer souvent à boire ;

- de ne pas trop le couvrir ;

- de ne pas augmenter la température ambiante.

Le bain frais ou l’enveloppement dans un linge frais ne sont plus préconisés aujourd’hui. Leur intérêt est considéré comme faible et de courte durée, et ils peuvent augmenter l'inconfort de l'enfant. S’il souhaite néanmoins un bain, la température de l'eau ne doit pas descendre en dessous de 37°C.

Quels médicaments utiliser ?

Pour mémoire, on considère qu’un enfant a de la fièvre lorsque sa température corporelle dépasse 38°C, et l’usage de médicaments est envisageable à partir de 38,5°C. Cependant, ce recours n'est pas systématique, surtout si l’enfant supporte bien la fièvre.

En cas d’inconfort, le traitement de référence est le paracétamol, dont la posologie recommandée est de 60 mg/kg/jour, à répartir en 4 ou 6 prises, soit environ 15 mg/kg toutes les 6 heures (délai minimal de 4 heures entre deux prises). En cas de contre-indication au paracétamol, le recours aux anti-inflammatoires non stéroïdien (AINS) est possible : l’ibuprofène chez l’enfant de plus de 3 mois et le kétoprofène chez l’enfant de plus de 6 mois. Il ne faut pas associer deux AINS.

La posologie recommandée est généralement de :

- ibuprofène : 20 à 30 mg/kg/j en 4 prises ;

- kétoprofène : 0,5 mg/kg/prise, sans dépasser 2 mg/kg/j, en 3 ou 4 prises.

Un intervalle de 6 heures doit généralement être respecté entre deux prises.

La consultation médicale

Sur son site Ameli.fr, l'assurance maladie recommande la consultation en urgence pour un enfant fiévreux dans les cas suivants :

- si l’enfant a une température élevée (supérieure à 40°C) ;

- un état général qui se dégrade (il ne mange plus, refuse de boire, il est somnolent, ses cris sont faibles, sa peau est marbrée) ;

- des maux de tête importants, une raideur de la nuque, des vomissements ;

- une déshydratation (muqueuses sèches, urines moins fréquentes...) ;

- des maux de ventre et une diarrhée abondante ;

- une respiration difficile (respiration rapide et plus courte, pauses respiratoires, respiration irrégulière, signes de lutte respiratoire : battements des narines, espaces entre ses côtes et au-dessus de ses clavicules se creusant).

Elle préconise également de consulter le jour même si :

- un nourrisson de moins de 3 mois est fébrile ;

- l’enfant est suivi pour une maladie chronique (par exemple : diabète, mucoviscidose) et a de la fièvre ;

- l’enfant a des épisodes de fièvre fréquents ;

- la fièvre persiste plus de deux jours chez un enfant de moins de 2 ans et plus de trois jours chez un enfant de plus de 2 ans ;

- la fièvre réapparaît alors qu'elle avait disparu depuis plus de 24 heures ;

- la fièvre persiste malgré le traitement prescrit ;

- la fièvre est accompagnée de tout autre symptôme qui inquiète ;

- l’enfant présente des convulsions fébriles. Cela peut être très spectaculaire mais il ne faut pas s'affoler inutilement. Généralement, la crise ne se reproduit pas et n'a aucune conséquence sur le cerveau.

 

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