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Diagnostic de l'endométriose : ce nouveau test salivaire est révolutionnaire (et français)

Un nouveau test salivaire permettant de diagnostiquer en quelques jours l'endométriose devrait bientôt arriver sur le marché, et changer le destin de milliers de femmes malades. 

Diagnostic de l'endométriose : ce nouveau test salivaire est révolutionnaire (et français) Pour se tester, il faut mettre la salive dans le tube à gauche.


  • Publié le 11.02.2022 à 18h00
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L'ESSENTIEL
  • L’endométriose touche en France 10 % des femmes en âge de procréer, soit 1,5 à 2,5 millions de femmes.
  • Elle concerne potentiellement toutes les femmes réglées et peut se manifester dès l’adolescence.

"Une révolution". Lors d’une conférence de presse organisée ce midi à Paris pour présenter le nouvel outil diagnostic mis au point par la société française Ziwig, les femmes atteintes d’endométriose étaient toutes d’accord et les médecins spécialistes de cette maladie gynécologique plus qu’enthousiastes.

Des résultats fiables à 98%

Concrètement, les fondateurs de Ziwig Yahya El Mir et Gilles Doumer ont conçu un test salivaire qui permet aux femmes de savoir rapidement et simplement si elles sont atteintes d’endométriose. Il suffit de cracher dans un petit tube en plastique, de le fermer de l’envoyer au laboratoire d’analyse, qui fournira en quelques jours des résultats fiables à 98%.

De quoi diminuer considérablement l’errance diagnostic des malades, qui dure, encore aujourd’hui en France, 8 ans en moyenne. "Cela permet aussi d’éviter d’avoir recours à des examens longs à obtenir et parfois très invasifs, comme les échographies, les IRM et les célioscopies", se félicite le professeur Philippe Descamps, gynécologue obstétricien au CHU d’Angers et vice-président de la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO). "Lorsque les femmes tardent à être diagnostiquées, elles souffrent inutilement et leur endométriose s’étend, ce qui aggrave la situation", rappelle le spécialiste.

Deux technologies de pointe

L’étude validant le nouveau test, publiée dans le Journal of Clinical Medicine, explique que la combinaison de deux technologies de pointe (le séquençage à haut débit et l’intelligence artificielle) a permis d’identifier avec plus de précision les micro-ARN (miARN) responsables des lésions d’endométriose. "Les micro-ARN (miARN) sont des petits ARN non codants : contrairement aux ARN messagers (ARNm, aujourd’hui utilisés dans plusieurs vaccins anti-COVID), ils ne sont pas traduits en protéines par la machinerie cellulaire", précise l’essai.

Pour l’heure, le prix du test salivaire et sa date de mise sur le marché n’ont pas été révélés, mais Yahya El Mir et Gilles Doumer sont en train de le faire valider par les autorités sanitaires, afin qu’il soit remboursé et commercialisé dans le monde entier. A terme, les entrepreneurs espèrent pouvoir affiner les compétences de leur innovation, de manière à ce qu’elle puisse par exemple identifier si la femme malade est potentiellement infertile ou à quel stade en est son endométriose.

"Un combat qui avance"

"Il n’y a rien de pire que de souffrir sans savoir ce que l’on a, et d’être confrontée à des gens qui te disent que tu n’as rien, que d’avoir mal pendant ses règles, c’est normal", confie en conclusion la chanteuse Imany, elle-même atteinte d’endométriose. "Ce test, on peut le faire partout, même au fin fond de l’Afrique. Bientôt, il y aura peut-être des jeunes filles qui iront voir leur infirmière scolaire pour se plaindre de leurs douleurs, et elle feront le test. Elles pourront alors être traitées comme des malades, et pas comme des malades mentales", se réjouit l’artiste, ambassadrice d’ENDOmind. "L’endométriose, c’est un combat extrêmement lourd, mais qui avance, millimètres par millimètres", conclut-elle, rayonnante.

L'endométriose se caractérise par la présence de fragments d’un tissu semblable à l’endomètre (muqueuse tapissant l’intérieur de l’utérus) en dehors de la cavité utérine, au niveau de différents organes : appareil génital, ovaires, rectum, vessie, intestins, poumons, etc. Au moment des règles, ces fragments tissulaires réagissent aux stimulations hormonales et provoquent une inflammation, elle-même à l’origine de douleurs  invalidantes et d’une grande variété de symptômes (troubles digestifs, problèmes urinaires, fatigue, etc..).  

Ci dessous, notre émission C Notre Santé : "Ma vie avec une endométriose" :

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