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QUESTION D'ACTU

Crise sanitaire

Vaccin contre la Covid-19 : bientôt des injections dans le nez pour mieux lutter contre le virus ?

Pour pallier les déficiences des vaccins anti-Covid actuellement administrés par piqûre, de nombreux chercheurs travaillent sur la voie nasale. 

Vaccin contre la Covid-19 : bientôt des injections dans le nez pour mieux lutter contre le virus ? Manjurul / istock.

  • Publié le 30.12.2021 à 11h56
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L'ESSENTIEL
  • 78% de la population totale Française a reçu au moins une injection anti-Covid (52.7 millions de personnes) et 77% de la population totale a un schéma vaccinal complet (51.6 millions de personnes).
  • Il reste 5.3 millions de personnes qui n’ont pas été vaccinées dans la tranche des 12 ans et plus.

Alors qu’une étude vient de démontrer que les vaccins ARN sont moins efficaces pour lutter contre le variant Omicron, plusieurs équipes de chercheurs français de l’Institut Pasteur, la start-up TheravectysSont ou encore l’Inrae sont en train de travailler sur des sérums anti-Covid qui peuvent être administrés par voie nasale.

Les limites des vaccins ARN

"Les vaccins ARN sont un petit miracle, mais il y a des limites", explique dans Ouest-France Éric Tartour, professeur d’immunologie (hôpital Georges-Pompidou, à Paris). "Ils ne génèrent pas d’immunité locale. On peut être vacciné, mais infecté par le virus qui va proliférer dans la muqueuse nasale. Et on peut le transmettre, même en étant asymptomatique".

Il poursuit : "si l’on veut arrêter l’épidémie, et c’est un devoir de santé publique, il faudra des vaccins muqueux. Tant que les vaccins n’empêchent pas la transmission et donc la diffusion du virus, nous serons sous la menace de nouveaux variants".

Une commercialisation en 2023 ?

Dans un communiqué paru jeudi 9 septembre, des chercheurs de l’INRAE ont rapporté des résultats encourageants concernant l’efficacité de leur vaccin nasal sur l’animal. “Les tests pré-cliniques menés en laboratoire démontrent l’efficacité du vaccin candidat après deux immunisations par voie nasale espacées de 3 semaines, tant en termes de réponse immunitaire que de neutralisation précoce du virus original et de ses variants, bloquant tout risque de contamination par un individu vacciné”, se réjouissaient alors les chercheurs.

Ces derniers prévoient un passage en phase clinique et donc des essais sur des patients humains en 2022, et espèrent pouvoir commercialiser leur produit en 2023.

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