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Antalgiques : comment bien les utiliser dans la lutte contre la douleur

La Société Française d'Etude et Traitement de la Douleur (SFETD) rappelle comment sécuriser la prescription des médicaments antalgiques et limiter les dérives. 

Antalgiques : comment bien les utiliser dans la lutte contre la douleur Charles Wollertz / istock.

  • Publié le 28.10.2021 à 17h30
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L'ESSENTIEL
  • 32 % des Français expriment une douleur quotidienne depuis plus de 3 mois.
  • 20 % des Français déclarent des douleurs chroniques d’intensité modérée à sévère.
  • Au moins 12 millions de Français souffrent de douleurs chroniques.

Lors de sa dernière conférence de presse, la SFETD a présenté une synthèse des recommandations concernant la bonne utilisation des antalgiques, car certains de ces médicaments peuvent générer une forte dépendance.

Opioïdes et non opioïdes

Concernant les opioïdes : l’ANSM a modifié les règles de prescription du Tramadol à partir du 15 avril 2020, en limitant la durée maximale de prescription à 12 semaines.

Concernant les médicaments non-opioïdes : "la Prégabaline (ou Lyrica), médicament antiépileptique indiqué dans le traitement des douleurs neuropathiques, fait partie des médicaments pour lesquels des troubles de l’usage ont été également identifiés", explique la SFETD. Afin de limiter le mésusage en augmentation ces dernières années, l’ANSM a modifié, à partir du 24 mai 2021, les conditions de prescription et de délivrance des spécialités à base de Prégabaline (Lyrica et génériques) :
-     la prescription doit se faire sur une ordonnance sécurisée ;
-     la durée de prescription de Prégabaline est limitée à 6 mois.

Focus sur l’Amitriptyline 

Quant à l’Amitriptyline ou Laroxyl, médicament antidépresseur indiqué dans le traitement des douleurs neuropathiques, la collaboration de la SFETD avec l’ANSM a permis le retour à une forme orale en compte-gouttes, "plus adaptée aux faibles doses que la seringue graduée de 10 mg à 80 mg par intervalle de 5 mg (pour initier le traitement et augmenter très progressivement)", expliquent les experts de la douleur. 

"Malgré les risques identifiés, le soulagement de la douleur doit rester une priorité de santé publique", souligne la SFETD. "Le recours aux médicaments opioïdes a grandement contribué à l’amélioration de la prise en charge de la douleur en France et cet acquis est à préserver, à condition de respecter la réglementation, les recommandations de bonnes pratiques et le bon usage des médicaments", concluent les scientifiques.

 

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