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Coronavirus

Vaccin anti-Covid : pas de sur-risque de fausse couche

La vaccination des femmes enceintes n’augmente pas le risque de faire des fausses couches. Quant à celle des enfants de 5 à 11 ans, toujours à l'étude en Europe, elle devrait débuter courant novembre aux États-Unis.

Vaccin anti-Covid : pas de sur-risque de fausse couche Marina Demidiuk/iStock

  • Publié le 28.10.2021 à 12h30
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L'ESSENTIEL
  • La vaccination semble même atténuer le risque de fausse couche.
  • Après le premier trimestre de grossesse, le risque de fausse couche des vaccins à qui l’on a injecté l’un de ces produits n’augmente pas.
  • Les enfants reçoivent un dosage plus faible de vaccin en raison d'une réponse immunitaire plus importante que les adultes.

Les femmes enceintes sont plus à risque de faire des formes sévères de Covid-19. Plusieurs études ont démontré les bienfaits de la vaccination pour les protéger contre les hospitalisations. Malgré tout, l’idée que cela augmenterait le risque de fausse couche subsistait. Une nouvelle recherche, publiée le 20 octobre dans le New England Journal of Medicine, lève le doute : les vaccins anti-Covid n’entraîne pas de risque supplémentaire de fausse couche.

Un risque légèrement inférieur de fausse couche chez les vaccinées

L’étude, dirigée par des chercheurs norvégiens, a visé à comparer toutes les femmes enceintes en Norvège entre le 15 février et le 15 août 2021, qu’elles aient ou non fait une fausse couche. Au total, les auteurs 13 956 femmes ont mené leur grossesse à terme alors que 4 521 ont fait une fausse couche. Dans les deux groupes, les femmes vaccinées contre le Covid-19 représentaient 5 %.

Les femmes vaccinées ont même eu moins tendance à faire une fausse couche que les autres. Elles sont 23% à avoir fait une fausse couche, contre 24,5% parmi celles n’ont pas été vaccinées. Les chercheurs ont ensuite établi un “rapport des chances” qui s‘élève à 0,92 et descend même à 0,81 lorsque d’autres facteurs comme l’âge de la femme ou son niveau socio-économique étaient pris en compte. Le fait que ce chiffre soit inférieur à 1 indique un risque atténué de fausse couche chez les femmes enceintes vaccinées par rapport à celles qui ne le sont pas.

Important de se faire vacciner

Les scientifiques ont ensuite affiné leur recherche en détaillant leur résultat vaccin par vaccin. Que ce soit le Pfizer, le Moderna ou l’AstraZeneca, aucun n’accroît le risque de fausse couche. Après le premier trimestre de grossesse, le risque de fausse couche des vaccins à qui l’on a injecté l’un de ces produits n’augmente pas.

Ces résultats sont rassurants pour les femmes qui ont été vaccinées au début de leur grossesse et ils s’ajoutent aux données de plus en plus nombreuses qui démontrent la sûreté des vaccins contre le Covid-19 durant la grossesse, a conclu Deshayne Fell, professeure agrégée à l’École d’épidémiologie et de santé publique de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa et autrice principale de l’article. Il est important que les femmes enceintes soient vaccinées, car elles risquent davantage d’être hospitalisées et de souffrir de complications du Covid-19, sans compter que leur bébé court un risque accru de naître trop tôt. De plus, il est probable que la vaccination en cours de grossesse protège le nouveau-né contre le Covid-19 dans les premiers mois suivant la naissance”.

Une plus faible dose pour les enfants

Par ailleurs, se pose actuellement la question de la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans. Alors qu’aux États-Unis, les premières injections pourraient intervenir début ou mi-novembre, l’Europe vient de débuter l’évaluation des données. Pour protéger les plus jeunes, le même schéma que les adultes est envisagé avec deux injections selon le même calendrier. La seule différence vient du dosage de ces doses : elles sont un tiers de la taille de celles utilisées pour les adultes.

La dose actuellement utilisée pour les adultes est de 30 microgrammes. Pour les enfants de 5 à 11 ans, Pfizer préconise une dose de 10 microgrammes. Une telle différence s’explique par la volonté de maximiser la réponse immunitaire en minimisant les possibles effets secondaires. “Les enfants ont en fait tendance à avoir des réponses immunitaires très robustes, a affirmé à CNN le Dr Kari Simonsen, qui a dirigé l'essai du vaccin Pfizer au Children's Hospital & Medical Center d'Omaha, dans le Nebraska. Ils peuvent créer de fortes réponses à de plus petites quantités d'antigène vaccinal.”

Les données des phases 2 et 3 des essais cliniques a ainsi montré une réponse immunitaire aussi bonne que pour les adultes malgré un plus faible dosage, avec moins d'effets secondaires. La dose plus faible devrait également réduire le risque théorique de myocardite, l'inflammation du muscle cardiaque qui a été observée chez un petit nombre de personnes après avoir reçu les vaccins Pfizer et Moderna. Les scientifiques indiquent par ailleurs que cela devra quand même être suivi de près.

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