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Journée mondiale

Ostéoporose : pourquoi la maladie accroit le risque de mortalité

Souvent perçue comme bénigne, cette maladie chronique du squelette peut avoir des conséquences dramatiques si elle n'est pas prise en charge correctement. 

Ostéoporose : pourquoi la maladie accroit le risque de mortalité Ridofranz / istock.

  • Publié le 20.10.2021 à 15h00
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L'ESSENTIEL
  • L'ostéoporose est 2 à 3 fois plus fréquente chez la femme que chez l'homme, en raison de la ménopause.
  • En France, autour de l'âge de 65 ans, on estime que 39% des femmes souffrent d'ostéoporose.

A l’occasion de cette journée mondiale de l’ostéoporose, l’ANCO (l’Alliance Nationale Contre l’Ostéoporose) alerte sur les conséquences graves de cette maladie.

Un risque de mortalité accru

L’ostéoporose est une maladie chronique du squelette, à l’origine de fractures souvent lourdes de conséquences, en termes de handicap, de perte de qualité de vie et de mortalité. L’étude FRACTOS le confirme. Réalisée en France à partir du système national des données de santé (SNDS), cet essai de cohorte rétrospective a suivi, sur 2 à 8 ans, 356 895 patients hospitalisés entre 2009 et 2014 pour une fracture ostéoporotique grave (hanche, humérus proximal, bassin, vertèbres, côtes multiples). Le croisement avec les données du Sniiram (Système national d'information inter-régimes de l'Assurance maladie) a permis d’obtenir des informations sur les examens complémentaires réalisés et les traitements initiés.

Parmi les enseignements de cette étude d’une ampleur inédite, il ressort que ces fractures accroissent le risque de mortalité, qui atteint 12,8 % à 12 mois, variant de 5 % pour les fractures vertébrales à 16,6 % pour celles de la hanche. Ce risque perdure au-delà de 24 mois, avec un taux atteignant 20%.

De nouvelles fractures

"Un autre point important concerne la survenue de nouvelles fractures", ajoute l’ANCO.  Survenant dans un délai médian de 19 mois, elles touchent 6,3 % des patients, la hanche représentant 47,7 % du total quelle que soit la fracture initiale. "Ce constat est important car la fracture de hanche est à l’origine d’une mortalité plus importante. Il est donc essentiel de ne pas passer à côté d’une première fracture", souligne le Pr Bernard Cortet, rhumatologue au CHU de Lille.

Enfin, seuls 16,7 % des patients ont reçu au moins une fois un traitement anti-ostéoporotique dans l’année qui suit la fracture, et le maintien du traitement n’est que de 49 % à 12 mois et de 12,9 % à 3 ans. Le Pr Cortet indique qu’il est "préoccupant que ce pourcentage reste stable après la survenue de cette fracture qui, au vu de ces recommandations, nécessite fréquemment la mise en œuvre d’un traitement anti-ostéoporotique".

Prévention et formation

"Au-delà de ces nouvelles données, les chiffres interpellent : près de 400 000 fractures sont ainsi recensées chaque année en France, un nombre qui pourrait atteindre 490 000 en 2051", poursuit l’association de patients. "Lutter de manière efficiente contre la détérioration de la santé osseuse et améliorer une prise en charge qui s’est dégradée ces dernières années sont donc clé", conclut l’ANCO. Pour ce faire, l’accent doit être mis sur la prévention, la formation des médecins généralistes et la mise en place de filières spécifiques de prise en charge des fractures.

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