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Flatulences

Gaz, ballonnements : les déprimés, les stressés et ceux qui ont une mauvaise qualité de vie sont particulièrement touchés

Menée sur près de 6 000 personnes aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Mexique, une étude montre qu'il existe une association entre flatulences et moins bonne qualité de vie. Les personnes touchées ont aussi un niveau de stress, d’anxiété et de dépression plus élevé.

Gaz, ballonnements : les déprimés, les stressés et ceux qui ont une mauvaise qualité de vie sont particulièrement touchés kirisa99/iStock

  • Publié le 05.10.2021 à 12h30
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L'ESSENTIEL
  • Les chercheurs ont constaté que les personnes présentant plus de symptômes liés aux gaz (essoufflement, gargouillements de l'estomac, éructations, mauvaise haleine...) étaient plus susceptibles de souffrir de stress, de dépression ou d'anxiété, et d'avoir une qualité de vie altérée.

Tabous, voire carrément honteux, les ballonnements intestinaux et flatulences peuvent aussi être une source d’embarras pour les personnes qui en sont affectées. Dus à l’accumulation de gaz intestinaux, ils peuvent aussi provoquer douleurs et tiraillements au niveau du ventre.

Selon une nouvelle enquête présentée à l’UEG (United European Gastroenterology) Week virtuelle de 2021, ces symptômes liés aux gaz sont associés à une moins bonne qualité de vie et à un niveau de stress, d'anxiété et de dépression plus élevé.

Essoufflements, gargouillements, éructations et mauvaise haleine

Les chercheurs, rattachés à l’université de Caroline du Nord (États-Unis), sont parvenus à ce constat après avoir suivi près de 6 000 personnes âgées de 18 à 99 ans aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Mexique. On a demandé à ces volontaires de remplir des questionnaires sur les gaz intestinaux afin de mesurer la présence et la gravité de sept symptômes liés aux gaz au cours des dernières 24 heures. Les chercheurs ont également recueilli des informations sur l'indice de masse corporelle, l'exercice physique, le bien-être émotionnel et la qualité de vie au cours des sept derniers jours.

Le fait de s'essouffler est le symptôme le plus fréquemment signalé, affectant huit adultes sur dix (81,3 %) sur une période de 24 heures. Suivent les gargouillements d'estomac, qui touchent 60,5 % des personnes interrogées, les éructations (58 %) et la mauvaise haleine (48,1 %). Les gaz emprisonnés (47,2 %), la distension abdominale/le ventre gonflé (39,6 %) et les ballonnements/la pression abdominale (38,5 %) ont également eu un impact notable, tandis que seulement 11,1 % des répondants ont déclaré ne pas avoir de symptômes liés aux gaz. En moyenne, les participants à l'enquête ont été affectés par trois symptômes de gaz différents au cours des 24 heures précédentes.

Les Mexicains plus touchés que les autres patients

Les chercheurs ont cependant noté que ces symptômes, lorsqu’ils étaient importants, étaient corrélés à des scores de santé mentale et de qualité de vie plus faibles sur le questionnaire, ainsi qu’à un stress, une anxiété et une dépression plus élevés et à davantage de symptômes non gastro-intestinaux.

"Je pense que le résultat le plus remarquable et le plus surprenant de notre étude est que presque tous les adultes de la population générale éprouvent quotidiennement des symptômes liés aux gaz, a déclaré, le professeur et auteur principal Olafur Palsson. C'est important car les données révèlent aussi clairement que ces symptômes affectent le bien-être général des gens. Le fait d'avoir un nombre élevé de ces symptômes intestinaux courants est associé à des niveaux plus élevés de dépression, d'anxiété et de stress, ainsi qu'à une qualité de vie générale altérée."

Les résultats ont par ailleurs montré que les Mexicains ont obtenu des scores plus élevés pour les sept symptômes liés aux gaz dans les questionnaires, et un score total moyen de 26, contre 14,5 aux États-Unis et 13,7 au Royaume-Uni.

"Les raisons des différences marquées dans le nombre de symptômes liés au gaz entre le Mexique et les autres pays que nous avons étudiés sont inconnues et doivent être étudiées plus avant, poursuit le Pr Palsson. Des facteurs culturels, linguistiques, alimentaires ou de santé publique pourraient affecter les niveaux de symptômes liés aux gaz dans la population."

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