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Santé Publique France

Cancer du sein : inquiétude face à la baisse des dépistages en 2020

Selon Santé Publique France, le nombre de dépistages du cancer du sein a nettement diminué en 2020, du fait de la crise sanitaire. Le dépistage est pourtant indispensable pour détecter la maladie tôt et ainsi mieux la prendre en charge.

Cancer du sein : inquiétude face à la baisse des dépistages en 2020 Stephane Noiret/iStock

  • Publié le 18.07.2021 à 15h00
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L'ESSENTIEL
  • 42,8 % des femmes ont participé au dépistage national du cancer du sein en 2020, soit une nette baisse par rapport à 2019.
  • Cette baisse du dépistage du cancer du sein s’observe pour toutes les tranches d’âge et dans toutes les régions de France métropolitaine et d'outre-mer

Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus mortel chez la femme. Chaque année, 59 000 nouveaux cas sont détectés et, en 2018, 12 146 ont été enregistrés. Pourtant, le cancer du sein peut être guéri dans plus de 9 cas sur 10 lorsqu'il est détecté tôt. D’où l’importance de se faire dépister tous les ans par palpation pour les femmes de plus de 25 ans et par mammographie, tous les deux ans, à partir de 50 ans.

Mais ces dépistages, indispensables, ont été mis à l’épreuve de la crise sanitaire, comme le révèlent les données de Santé Publique France.

42,8 % des femmes ont participé au dépistage national

Selon les chiffres recueillis pour l’année 2020 par l’agence nationale de santé publique, 2,5 millions de femmes ont effectué une mammographie de dépistage organisé, soit un taux national de participation de 42,8 %. C’est bien moins que pour l’année 2019, au cours de laquelle 50 % des femmes concernées s’étaient rendues chez un radiologue pour participer au dépistage organisé.

Cette baisse du dépistage du cancer du sein s’observe pour toutes les tranches d’âge et dans toutes les régions de France métropolitaine et en outre-mer. Selon Santé Publique France, cette baisse est "probablement due à plusieurs facteurs liés à la crise sanitaire du Covid-19", notamment "la fermeture temporaire des Centres Régionaux de Coordination des Dépistages des Cancers pendant le premier confinement", "la fermeture des cabinets de radiologie et une moindre activité à la réouverture en raison de l’application des mesures sanitaires nécessaires", ce qui a entraîné une limitation de l’accès aux mammographies.

Le dépistage, indispensable pour détecter précocement le cancer du sein

Le dépistage du cancer du sein par mammographie et par radiographie peut diagnostiquer la maladie même si elle ne produit pas encore les symptômes. Lorsque le cancer est diagnostiqué de manière précoce, les traitements dispensés et les séquelles sont moins lourds que lors d’une détection à un stade avancé et les chances de guérison plus importantes. Selon les chiffres de l’Institut national du cancer (INCa), cinq ans après le diagnostic, 99 femmes sur 100 sont toujours en vie lorsque le cancer du sein est diagnostiqué à un stade précoce ; elles ne sont que 26 sur 100 lorsque qu’il est détecté à un stade avancé. Par ailleurs, précise l’INCa, plus de 10 000 cancers agressifs peuvent être soignés plus tôt grâce au dépistage.

Pourtant depuis quelques années, près de la moitié des femmes ne profitent pas de ce dépistage du cancer du sein. Tous les 2 ans, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à faire pratiquer une mammographie (examen radiologique) et un examen clinique chez un radiologue agréé, dans le cadre du programme de dépistage organisé du cancer du sein. L'ensemble est pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans avance de frais.

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