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Coronavirus

Covid-19 : pourquoi les discothèques vont rouvrir en “aveugle”

Le report de l’expérimentation prévue samedi dernier dans deux boîtes de nuit parisienne faute de volontaires empêche de disposer de données sur les risques de contamination pour accompagner la réouverture de ces établissements prévue le 9 juillet.

Covid-19 : pourquoi les discothèques vont rouvrir en “aveugle” Vershinin/iStock

  • Publié le 28.06.2021 à 19h00
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L'ESSENTIEL
  • Les discothèques vont pouvoir accueillir une jauge de 75% en intérieur et 100% à l’extérieur sans que le port du masque ne soit obligatoire mais sur présentation du pass sanitaire.
  • Des expérimentations anglaises lors de festivals, soirées en discothèques et concerts ont été qualifiées de “succès”.

Samedi dernier, deux boîtes de nuit parisienne, le Cabaret Sauvage et la Machine du Moulin Rouge, devaient accueillir du public dans le cadre d’une expérimentation visant à étudier les risques de contamination en vue de la réouverture des discothèques. Les organisateurs ont été contraint de reporter l’expérience faute de volontaires. Les organisateurs espéraient attirer 4 400 participants intégralement vaccinés depuis au moins deux semaines et âgés de 18 ans à 49 ans. Avec ce report, les boîtes de nuit vont rouvrir le 9 juillet sans visibilité sur les risques d’infections.

Même vacciné, la contamination est possible

Selon le plan de déconfinement du gouvernement, les discothèques vont pouvoir accueillir une jauge de 75% en intérieur et 100% à l’extérieur sans que le port du masque ne soit obligatoire. Le pass sanitaire sera réclamé à l’entrée. Malgré cela, le risque de contaminations est toujours présent. Comme nous l’ont appris les expériences in vivo en Israël et en Grande-Bretagne, les infections sont toujours possibles malgré la vaccination, notamment en raison du variant Delta.

En août 2020, le Haut Conseil pour la Santé Publique (HCSP) avait rendu un avis sur une possible réouverture des discothèques, en se prononçant contre. Quasiment un an plus tard, la situation a bien changé, notamment grâce aux vaccins, mais les points soulevés restent d’actualité. Le HCSP pointait alors des “cas de clusters ayant pour origine des discothèques décrits (Corée du Sud, Espagne, Suisse), des aérosols liés aux activités de chants ou encore la désinhibition des comportements par consommation de boissons alcoolisées”. Autant de facteurs qui favorisent la propagation potentielle du virus.

En Angleterre, des expérimentations qui donnent espoir

Entre fin avril et début mai dernier, plusieurs expérimentations ont été menées en Angleterre afin d’étudier les risques de contamination. Au total, 13 000 volontaires ont participé à divers évènements : un festival pendant trois jours à partir du 28 avril, deux soirées dans une discothèque le 30 avril et le 1er mai, et un concert dans le parc de Sefton le 2 mai. Chaque participant devait réaliser un dépistage du Covid-19 le jour de l’événement auquel ils prenaient part puis un autre cinq jours après.

Les résultats ont révélé seulement 11 tests positifs parmi les 13 000 participants. Le directeur de la santé publique de Liverpool, Matt Ashton, a qualifié les expériences en conditions réelles de “succès”, à la BBC. Parmi les personnes positives, neuf ont passé une soirée dans la boîte de nuit et les deux autres ont assisté au concert. Matt Ashton a cependant indiqué que les individus en question se connaissaient. “Il est donc également possible que ces gens aient été contaminés après les expériences en conditions réelles”, a-t-il estimé. 

Les résultats du concert-test attendus pour début juillet

Par ailleurs, le 29 mai dernier, un concert-test du groupe Indochine s’est tenu à Bercy en réunissant 5 000 personnes. Les résultats sont attendus pour début juillet. En amont, chaque participant, âgé de 18 à 45 ans, a été testé négatif à un test antigénique. Ces tests ont dû être effectués entre le mercredi et le vendredi, alors que le concert s’est tenu le samedi. Tous les participants ont également été invités à se soumettre à un test salivaire le jour de l’évènement, puis un autre sept jours plus tard. Dans la salle, il n’y avait pas de distanciation physique entre les spectateurs mais le masque était obligatoire.

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