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QUESTION D'ACTU

Evolution

Accouchement : pourquoi ce ne sera jamais plus facile  

Les conditions biologiques d’accouchement des femmes n’ont pas évolué depuis des milliers d’années, et n’évolueront définitivement pas vers plus de facilité.

Accouchement : pourquoi ce ne sera jamais plus facile   chameleonseye / istock.

  • Publié le 23.04.2021 à 13h30
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L'ESSENTIEL
  • En France, la durée moyenne d’un accouchement pour un premier bébé est comprise entre 8h et 14h.
  • Les premiers accouchements constituent, en général, l'expérience la plus douloureuse que les femmes vont connaître dans leur vie (plus importante que l'amputation sans anesthésie d'un doigt, par exemple).

Au fil des évolutions, les organismes se modifient pour faciliter la vie des différentes espèces. Par exemple, les dinosaures terrestres qui ont été amenés à évoluer dans l’eau ont vu leur corps s’adapter en conséquence, avec l’apparition de nageoires ou de grossesse interne.

Concernant les humains en revanche, des chercheurs viennent de démontrer que sur un plan strictement biologique, les conditions d’accouchement des femmes n’ont pas évolué depuis des milliers d’années, et n’évolueront définitivement pas vers plus de facilité. "Les femmes ont évolué jusqu'à un point où le plancher pelvien et le canal peuvent trouver un équilibre pour soutenir les organes internes tout rendant l’accouchement aussi facile que possible", a déclaré le directeur de la recherche Krishna Kumar, publié cette semaine dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Des outils de recherche issus du génie civil

Chez les femmes, le plancher pelvien est une bande de muscles qui s'étend sur la partie inférieure de l'abdomen, du coccyx à l'os pubien. Il soutient les organes pelviens, notamment l'utérus, la vessie et les intestins, et contribue à stabiliser la colonne vertébrale. Un plancher et un canal pelviens plus larges faciliteraient l'accouchement. Mais plus il s'élargit sans os ou tissus supplémentaires pour le soutenir, plus il risque de se déformer sous le poids des organes et de les faire tomber vers le bas.

L'équipe est parvenue à cette conclusion grâce à des outils de recherche du génie civil. Krishna Kuma a eu recours à un modèle informatisé souvent utilisé pour tester la conception de structures afin de déterminer si elles se briseront ou s'useront lorsqu'elles seront soumises à des niveaux élevés de pression et de contrainte. Dans ce cas, l'analyse par éléments finis a permis à l'équipe de modéliser le plancher pelvien, de modifier ses paramètres et de voir comment il réagit aux contraintes de l'accouchement et de la protection des organes, ce qui est impossible à tester à l'aide de données cliniques.

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