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Coronavirus

Covid-19 : le médecin au centre de la vaccination

La Haute autorité de santé préconise que, au moins dans un premier temps, la vaccination se fasse “sous la supervision d’un médecin”. L’Académie de médecine a partagé son inquiétude quant à la méfiance exprimée par certains médecins qui alimente la défiance face au vaccin.

Covid-19 : le médecin au centre de la vaccination Amornrat Phuchom/iStock

  • Publié le 16.12.2020 à 14h00
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L'ESSENTIEL
  • La HAS préconise d’inoculer les vaccins en plusieurs temps et de commencer par les médecins avant de déléguer ce pouvoir aux infirmiers et pharmaciens dans un second temps.
  • LAcadémie de médecine pointe la prudence exprimée par certains médecins comme déclencheur de la méfiance du grand public sur le vaccin.

Après la Grande-Bretagne et les États-Unis, la France va bientôt commencer sa campagne vaccinale. Dans un premier temps, la vaccination ne pourra se faire que “sous la supervision d’un médecin”, a conseillé la Haute autorité de santé (HAS) dans un communiqué publié le 15 décembre. Une recommandation qui suit la volonté exprimée par les médecins à travers Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF).

La prudence des médecins alimente la méfiance du public

La HAS préconise d’inoculer les vaccins en plusieurs temps et de commencer par les médecins avant de déléguer ce pouvoir aux infirmiers et pharmaciens dans un second temps. “Dans les premières phases de la campagne, la HAS préconise que la vaccination se fasse autant que possible sous la supervision d'un médecin, en s'appuyant sur les infirmiers intervenant au sein des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)”, conseille-t-elle. Ça n’est que “lorsque le nombre de doses et le type de vaccins permettront de diversifier les lieux de vaccination” que l’élargissement pourra se faire “à l'ensemble des infirmiers et aux pharmaciens”.

Ce rôle central du médecin est partagé par l’Académie de médecine qui pointe la “prudence exprimée par certains médecins” comme déclencheur de la “méfiance” du grand public sur le vaccin. L’arrivée de la campagne vaccinale “réveille une hésitation vaccinale dont la France aurait le regrettable privilège d’être le porte-drapeau”, s’inquiète-t-elle dans un communiqué paru le 14 décembre. Une hésitation alimentée par certains médecins qui crée une “défiance irraisonnée envers des vaccins de conception nouvelle développés en un temps record, pointe-t-elle. La prudence exprimée par certains médecins soucieux de connaître les résultats définitifs des essais de phase 3, puis alléguant le manque de recul pour se forger une opinion, amplifiée et parfois dévoyée par les médias, conforte un sentiment de méfiance dans le grand public.

La part de la population favorable au vaccin s’émiette  

L’Académie se veut confiante sur les vaccins développés et encouragent la vaccination. “Les performances des premiers vaccins disponibles utilisant la technologie nouvelle de l’ARN messager, produits par Pfizer-BioNTech et Moderna, suscitent de grands espoirs avec un rapport bénéfices/risques très favorable, quand bien même des études complémentaires restent nécessaires, notamment pour préciser la durée de la protection et l’impact sur la transmission”, écrit-elle. Elle conclut en pointant le vaccin comme la solution pour lutter contre le virus. “Seule, l’initiation précoce d’une campagne internationale de vaccination de grande ampleur permettra de contrôler cette pandémie au cours de l’année 2021”, avance-t-elle.

La méfiance du public sur le vaccin se voit à travers les sondages. L’enquête CoviPrev de Santé publique France révèle que la part de la population favorable au vaccin a perdu 11 points entre juillet et novembre, passant de 64% à 53%. Selon un nouveau sondage de l’Institut Viavoice, réalisé fin novembre pour France Assos Santé, les plus de 65 ans et les personnes atteintes de maladie chronique sont plus favorables que le reste de la population au vaccin. Ce sont 63% des plus de 65 ans et un peu plus de 53% des malades chroniques qui se déclarent favorables à la vaccination.

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