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QUESTION D'ACTU

Fringale

Pourquoi préfère-t-on le chocolat aux fruits ?

Pourquoi sommes-nous attirés vers des mets sucrés et hautement caloriques plutôt que vers des aliments sains? La réponse pourrait se situer dans notre cerveau et plus spécifiquement dans notre mémoire.

Pourquoi préfère-t-on le chocolat aux fruits ? stefanamer/iStock

  • Publié le 19.10.2020 à 18h30
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L'ESSENTIEL
  • Notre cerveau nous dirige en priorité vers des aliments riches en calories
  • C'est notre mémoire olfactive qui génère ce processus

Une fringale vous saisit : votre esprit réclame une collation sucrée, mais sans parvenir à savoir exactement quel aliment vous fait le plus envie. Une fois dans votre cuisine, vous vous dirigez presque inconsciemment vers le placard où vous avez rangé le chocolat, ignorant superbement la corbeille de fruits qui trône sur la table.

Votre gourmandise vous perdra, pensez-vous ? Des scientifiques de l'université de Wageningen (Pays-Bas) apportent une explication plus rationnelle à ce phénomène. Selon eux, c’est avant tout votre cerveau qui vous dicte ces choix.

Parue dans Scientific Reports, l’étude a nécessité la participation de 512 personnes, invitées à regarder des photographies d'aliments riches ou faibles en calories (brownies, chips, pommes, tomates cerise etc) et à humer des effluves correspondant au mets présenté. Les sujets ont également dû noter leurs odeurs préférées. 

La puissance de la mémoire olfactive

L’expérience a montré qu’une part plus importante de participants était susceptible de retrouver plus facilement les odeurs correspondant aux aliments riches en calories (36%) que les aliments diététiques (30%). Et ce peu importe leur préférence pour tel ou tel mets.

"L'odorat humain est souvent décrit comme étant inférieur à celui d'autres mammifères, tels que les chiens ou les rongeurs. Cependant, nos observations montrent la capacité intacte des individus à distinguer différents types d'odeurs, à déduire les propriétés caloriques des aliments signalés à partir des indices olfactifs et à localiser les objets odorants dans l’espace", concluent les auteurs des travaux.

Une faculté qui ne daterait pas d’hier, puisqu’elle remonterait jusqu’à nos ancêtres de l’ère Paléolithique : les fameux chasseurs-cueilleurs. 

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