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Transpiration

Fortes chaleurs et mauvaises odeurs : cette découverte sonne le glas des déodorants

Un épisode de chaleur intense touche depuis jeudi 30 juillet les trois quarts du pays. Pour l'affronter sereinement, la découverte de l’enzyme responsable des mauvaises odeurs provenant des aisselles permettrait de se passer de déodorant. 

Fortes chaleurs et mauvaises odeurs  : cette découverte sonne le glas des déodorants Spukkato/iStock

  • Publié le 31.07.2020 à 12h00
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L'ESSENTIEL
  • L'enzyme BO est responsable des mauvaises odeurs provenant des aisselles.
  • Cibler directement l’enzyme BO permettrait de se passer des déodorants sans sentir la transpiration.

Voilà une découverte bien utile en ces fortes chaleurs, qui ne nous font pas toujours sentir la rose. Des chercheurs viennent d’identifier l’enzyme responsable des mauvaises odeurs provenant des aisselles.

“La résolution de la structure de cette ‘enzyme BO’ nous a permis d'identifier l'étape moléculaire à l'intérieur de certaines bactéries qui fabriquent les molécules odorantes, explique la biologiste Michelle Rudden, directrice de l’étude. Il s'agit d'une avancée clé dans la compréhension du fonctionnement des odeurs corporelles, et cela permettra le développement d'inhibiteurs ciblés qui arrêtent la production de l’enzyme BO à la source sans perturber le microbiome des aisselles", ajoute la scientifique.

Sels d’aluminium et cancer du sein

En clair, cibler directement l’enzyme BO permettrait de se passer des déodorants sans sentir la transpiration. De quoi intéresser de nombreuses femmes, qui sont de plus en plus à cesser d’utiliser les déodorants industriels, préoccupées par les conséquences sur leur santé. Outre la perturbation du microbiome des aisselles citée plus haut, des chercheurs autrichiens ont conclu en 2017 à une association significative entre déodorants contenant des sels d’aluminium et cancer du sein. Les femmes utilisant plusieurs fois par jour ce type de produits sur des aisselles rasées, et qui ont commencé avant l’âge de 30 ans, auraient selon eux deux fois plus de risques de développer la maladie.

“Cette recherche a été une véritable révélation, poursuit le docteur Gordon James, co-auteur de l’étude, publiée dans la revue Nature. C'est fascinant de découvrir qu'une enzyme clé de formation des odeurs n'existe que dans quelques bactéries sélectionnées sous les aisselles, et qu'elle y a évolué il y a des dizaines de millions d'années", s’émerveille le scientifique.

La transpiration a une fonction vitale

Pour finir, rappelons que si elle n’est pas bien perçue socialement, la transpiration a une fonction vitale lorsqu’il fait chaud. Quand les températures grimpent, la production de sueur augmente et l'eau qui s'évapore prélève de la chaleur à la peau, refroidissant ainsi le corps pour le maintenir aux alentours de 37 degrés.

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