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QUESTION D'ACTU

Travail de nuit

Cancer du sein : travailler en horaires décalés aggraverait le risque

D’après une recherche menée par des chercheurs français, la perturbation du rythme circadien pourrait également rendre les tumeurs plus agressives. 

Cancer du sein : travailler en horaires décalés aggraverait le risque chasdesign/istock

  • Publié le 27.06.2020 à 18h00
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L'ESSENTIEL
  • Le dérèglement du cycle veille/sommeil accélèrerait la formation des métastases
  • Le travail de nuit augmente aussi le risque de diabète, hypertension et obésité

Le travail de nuit a des conséquences sur la santé. Il dégrade la qualité du sommeil et en réduit la quantité, il augmente le risque d’obésité, de diabète, d’hypertension artérielle et de maladie coronarienne. Une étude menée par l’Université Paris-Saclay, l’Inserm et l’INRAE indique que ce mode de vie pourrait aussi accroître le risque de cancer du sein et l’aggraver. Les auteurs publient leurs conclusions dans la revue spécialisée Nature Communications. 

Des cancers plus agressifs 

La recherche se base sur l’étude de souris : les scientifiques ont modifié leurs heures d’activité et de sommeil pour reproduire les effets du travail en horaires décalés. Ils ont constaté que le dérèglement du rythme veille / sommeil augmente la dissémination des cellules cancéreuses et accélère la formation de métastases. "Cette étude révèle également que ces perturbations chroniques du rythme circadien rendent le système immunitaire plus permissif à la dissémination des cellules cancéreuses en modifiant le micro-environnement tumoral", décrypte-t-ils dans un communiqué. D'après eux, cela confirme une augmentation du risque et une possible aggravation du cancer à cause de la perturbation du rythme circadien

Un risque plus important 

Dans une étude parue en 2012, des chercheurs de l’Inserm s’étaient déjà intéressés à cette problématique. Ils avaient comparé les parcours professionnels de 3 000 femmes. Environ 11 % d’entre elles avaient déjà travaillé de nuit. Les scientifiques ont constaté que le risque de cancer du sein était 30 % plus élevé pour ces femmes, en comparaison aux autres. Cette augmentation était plus importante chez les femmes ayant eu ce rythme décalé pendant plus de 4 ans et chez celles qui avaient ces horaires moins de trois nuits par semaine, car cela implique des décalages fréquents. Les heures de travail décalé semblent avoir plus d’impact lorsqu’elles sont effectuées avant la première grossesse. "Ce résultat pourrait être expliqué par une plus grande vulnérabilité des cellules mammaires incomplètement différenciées chez la femme avant le premier accouchement", précise le compte-rendu de l’étude. 

Un cancer fréquent 

Le cancer du sein est le plus fréquent chez les femmes. Plus de deux millions de nouveaux cas ont été détectés dans le monde en 2018. En France, environ 53 000 femmes sont diagnostiquées chaque année. Si le cancer est détecté tôt, il peut être soigné dans neuf cas sur dix. 

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