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Coronavirus : un malade sur cinq serait asymptomatique

D'après une nouvelle étude allemande menée dans l'un des foyers de la pandémie, un malade du Covid sur cinq ne présenterait aucun symptôme.

Coronavirus : un malade sur cinq serait asymptomatique Udom Pinyo/iStock

  • Publié le 06.05.2020 à 15h00
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L'ESSENTIEL
  • Le fait que certaines personnes infectées par le coronavirus ne présentent aucun symptôme est une des caractéristiques de l'épidémie de Covid-19
  • Selon une nouvelle étude allemande, un patient sur cinq atteints de Covid-19 serait ainsi asymptomatique

On sait déjà depuis longtemps que certaines personnes infectées par le coronavirus ne ressentent aucun symptôme, d’où la difficulté de stopper la propagation du virus. D’après les Centres américains pour le contrôle et la prévention de maladies (CDC), un quart des personnes infectées sont asymptomatiques. Selon une nouvelle étude menée en Allemagne, dans l’un des principaux foyers de la pandémie, le ratio serait précisément d’une personne sur cinq.

Ici, une équipe de chercheurs de l’université de Bonn (Allemagne) a étudié les cas des 919 malades recensés à Ganglet, une localité d’environ 11 000 habitants située dans le district d'Heinsberg. A Gangelt, environ 15% de la population a été infectée. Parmi ces malades, le taux de décès a atteint 0,37%.  

Si nous extrapolons ce chiffre auprès de 6 700 décès associés au Covid-19 en Allemagne, le nombre total de personnes infectées serait estimé à environ 1,8 million”, notent les chercheurs, soit un nombre “dix fois supérieur au nombre total de cas officiellement signalés”. En conclusion, “à Gangelt, 22 % des personnes infectées ne présentaient aucun symptôme”.

Toute personne supposée en bonne santé peut être porteuse du virus

En revanche, les chercheurs ont remarqué que les infections au sein d’une même famille étaient assez faibles. Généralement, le taux d’infection apparaît “très similaire chez les enfants, les adultes et les personnes âgées et ne dépend apparemment pas de l’âge” ni du sexe, notent-ils.

Le fait qu’apparemment une infection sur cinq se déroule sans symptôme de maladie visible suggère que les personnes infectées qui excrètent le virus et peuvent donc infecter d’autres personnes ne peuvent pas être identifiées de manière fiable sur la base de symptômes reconnaissables de la maladie”, explique le professeur Martin Exner, coauteur de l’étude, à l’AFP.

Selon lui, ces résultats confirment l’importance des règles de distanciation sociale et d’hygiène. “Toute personne supposée en bonne santé que nous rencontrons peut être porteuse du virus sans le savoir. Nous devons en être conscients et agir en conséquence”, explique le chercheur, alors que l’Allemagne a entamé un déconfinement progressif.

De plus amples investigations doivent encore être menées sur le sujet. “Afin de déterminer si la proximité physique avec les autres participants et la formation accrue de gouttelettes par des conversations et des chants bruyants ont contribué à une évolution plus forte de la maladie, nous prévoyons des investigations supplémentaires en coopération”, concluent les chercheurs.

Des malades symptomatiques contagieux avant l’apparition des signes cliniques

Rappelons par ailleurs que même les personnes qui développent des symptômes du Covid-19 (fièvre, toux sèche, troubles respiratoires, courbatures, pertes d’odorat ou de goût…) sont contagieuses à leur insu puisqu’elles le sont bien avant l’apparition des signes cliniques de la maladie.

D’après une étude menée sur des patients chinois, l’infectiosité commence en moyenne 2,3 jours avant que les symptômes apparaissent, avec le pic de contagion 0,7 jour avant l’arrivée des symptômes et diminue rapidement pendant les sept premiers jours. Parmi les cas secondaires observés au cours de l’étude dans la chaîne de transmission, 44% ont été infectés durant la période précédant l’apparition des symptômes.

Ces informations remettent ainsi en question les mesures de contrôle des populations, notamment les applications de traçage des personnes en contact avec un cas positif.  “Des critères plus inclusifs doivent être pris en considération dans le ‘contact tracing’ afin de repérer des modes de transmission potentiels deux ou trois jours avant l'apparition de symptômes et pouvoir ainsi contrôler l'épidémie plus efficacement”, notaient donc les auteurs de cette étude.

 

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