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Coronavirus : en Italie, un drone pour évaluer la température des habitants

A Trevolio, petite commune dans le nord de l'Italie particulièrement touchée par le coronavirus, un drone muni de capteurs thermiques mesure la température des habitants à distance.

Coronavirus : en Italie, un drone pour évaluer la température des habitants Akiyoko/iStock

  • Publié le 12.04.2020 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • L'appareil survole une commune italienne particulièrement touchée par le coronavirus
  • Il permet de repérer les personnes qui sortent en ayant de la fièvre alors qu'elles sont censées être en quarantaine

Alors qu’en France, plusieurs villes utilisent des drones pour traquer d’éventuels réfractaires au confinement et les rappeler à l’ordre par le biais d’un haut-parleur, les Italiens ont poussé le trait plus loin. A Trevolio, petite commune dans le Nord du pays, considérée comme la ville martyr du Covid-19, un drone muni de capteurs thermiques mesure la température des habitants à distance. 

Nous faisons monter le drone à 25 mètres et quand le drone repère des personnes, on le fait descendre pour établir la température des personnes avec davantage de précision, mais de toute façon de manière approximative”, explique à la presse Matteo Copia, maire de la commune lombarde. Cette initiative a été autorisée par l'ENAC, l'Autorité italienne de l'aviation civile. 

Le drone est connecté à un écran de contrôle de la police où des silhouettes s’affichent dans des couleurs plus ou moins chaudes en fonction de la température des gens. En cas de “température corporelle qui semble anormale, nous envoyons une patrouille (…) relever la température avec un thermomètre de précision pour établir si la personne se trouvait en quarantaine obligatoire qu’elle a violée, en auto-confinement dont elle est sortie ou si elle a des problèmes de santé”, explique l’édile.

Les drones de plus en plus utilisés pour affronter l'épidémie 

Etant donné la gravité de l’épidémie dans la région, les habitants de la Trevolio ne voient à rien à redire à cette surveillance aérienne. En effet, depuis son apparition en Lombardie, le nouveau coronavirus aurait officiellement tué plus de 10 000 personnes dans la région, soit un habitant sur 100.

Si aucunes autres villes ne s’est encore servi de drones pour prendre la température de ses habitants, force est de constater que de plus en plus de communes se servent de ces appareils pour faire face à l’épidémie de Covid-19. En Espagne, des villages en utilisent pour contrôler les arrivées ou la consommation d’eau dans les foyers, en Jordanie, ils s'assurent du respect du couvre-feu et en France, ils surveillent par exemple les quais parisiens.  

Toutefois, chez nous, de nombreux politiques s’inquiètent des possibles dérives de tels outils de surveillance. Bien que plusieurs députés de la majorité se soient élevés contre, le premier ministre, Edouard Philippe, s’est récemment dit favorable à un traçage numérique des Français sur la base du volontariat pour lutter contre le Covid-19.

Prévenir les personnes ayant été en contact avec un malade testé positif 

Le gouvernement a décidé de lancer le projet ‘StopCovid’ afin de développer une application qui pourrait limiter la diffusion du virus en identifiant des chaînes de transmission. L’idée serait de prévenir les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif, afin qu’elles se fassent tester elles-mêmes, et si besoin, qu’elles soient prises en charge très tôt, ou bien qu’elles se confinent”, a détaillé Cédric O, le secrétaire d'État chargé du Numérique dans une interview au Monde parue le 8 avril.

“Le principe serait simple : l’application est installée volontairement ; lorsque deux personnes se croisent pendant une certaine durée, et à une distance rapprochée, le téléphone portable de l’un enregistre les références de l’autre dans son historique. Si un cas positif se déclare, ceux qui auront été en contact avec cette personne sont prévenus de manière automatique”, explique le secrétaire d'État.

Interrogée le 9 avril sur RMC, Marie-Laurence Denis, présidente de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), a assuré veiller au grain. “Il faut que les personnes gardent le contrôle et la maîtrise de leurs données, a-t-elle déclaré, insistant sur le principe de volontariat. Il ne doit pas y avoir de conséquences au refus de la télécharger”. La CNIL “veillera à ce que l’application soit provisoire et que les données soient supprimées” après le déconfinement et une fois la menace Covid-19 écartée pour de bon.

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