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Covid-19

Coronavirus : le vaccin préparé par l’Institut Pasteur est un dérivé de la rougeole

Alors que le nombre de cas de coronavirus ne cesse d’augmenter avec 577 personnes contaminées pour 9 morts, l’Institut Pasteur travaille pour lui trouver un vaccin. Une première génération de prototypes basée sur celui de la rougeole pourrait voir le jour avant la fin de l’année 2020.

Coronavirus : le vaccin préparé par l’Institut Pasteur est un dérivé de la rougeole jarun011/iStock

  • Publié le 08.03.2020 à 15h00
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L'ESSENTIEL
  • L'Institut Pasteur prépare un vaccin contre le coronavirus
  • Ce vaccin pourrait être dérivé de celui qui protège de la rougeole
  • L'objectif de Pasteur est d'aboutir à l'automne 2020

L’épidémie de coronavirus continue de se propager sur le territoire français. Désormais, le nombre de personnes infectées par le Covid-19 est de 577 et 9 personnes en sont décédées, selon les dernières annonces de Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, jeudi soir. Une propagation continue qui devrait déclencher la phase 3 de l’épidémie “entre quelques jours et une ou deux semaines”, selon un médecin reçu à l’Élysée. Dans le monde le nombre total de personnes contaminées a dépassé les 100 000.

Des premiers tests sur des souris

À l’Institut Pasteur, les chercheurs travaillent sur la mise en place d’un vaccin. L’objectif est d’aboutir à un premier vaccin dès l’automne. Pour se faire, les chercheurs se basent sur celui de la rougeole comme l’ont montré les caméras d’Envoyé Spécial. Le Covid-19 appartient en effet à la même famille de virus. Dans le laboratoire d’innovation vaccinale, cela fait un mois que les chercheurs planchent sur l’élaboration d’un vaccin. Ils vont assembler le génome du vaccin de la rougeole avec une partie de celui du coronavirus pour obtenir un dérivé de vaccin que tous les pays du monde savent produire. Une première version pourrait être disponible, au mieux, courant septembre 2020.

Les équipes de l’Institut s’inspirent d’un procédé utilisé en 2003 pour le SRAS afin d’élaborer ce nouveau vaccin. Dans une armoire réfrigérée, les “candidats-vaccins” attendent de passer la sélection. “Il faut s'assurer qu'ils poussent à la bonne vitesse, qu'ils ont bien la bonne séquence, qu'il n'y a pas d'erreur dedans, pour sélectionner le bon, celui qui ira jusqu'au bout du développement industriel, détaille Frédéric Tangy. Donc là, on en est là. On devrait démarrer les expérimentations animales ces jours-ci.” Les premiers prototypes de vaccin seront testés sur des souris, pour vérifier leur efficacité.

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