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QUESTION D'ACTU

Phobie sociale

Anxiété sociale : Robbie Williams se confie sur ses troubles mentaux

A l'occasion de son dernier album, le chanteur Robbie Williams s'est confié dans la presse au sujet de sa phobie sociale et de sa prise d'anxiolytiques. 

Anxiété sociale : Robbie Williams se confie sur ses troubles mentaux Capture d'écran/Instagram@RobbieWilliams

  • Publié le 07.01.2020 à 19h30
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“Je suis sous médicaments depuis l’âge de 25 ans environ”. Dans une interview accordée à Gala à l’occasion de son nouvel album The Christmas Present, le chanteur Robbie Williams a révélé souffrir d’anxiété sociale, un trouble caractérisé par une angoisse survenant lors de situations impliquant des interactions sociales. 

“L'absence de vie privée peut accentuer ça. Pendant longtemps, j'ai fait le deuil de ma jeunesse. J'ai débuté dans un boys-band à dix-sept ans. Et très vite, j'ai eu l'impression que tous les gens me côtoyaient pour me demander quelque chose. Une faveur ou une photo”, regrette le Britannique de 45 ans, qui fête ses trente ans de carrière cette année.

“Je peux me produire dans un stade en concert sans problème mais que des inconnus foncent sur moi, ça m'angoisse. Enfin, en ce moment, je ne suis pas au top de la gloire, considérant ce que j'ai connu, je suis un peu dans un creux, poursuit-il. Si j'avais continué d'être au top, j'en serais mort. Je n'aurais pas survécu, avec tous mes excès de drogue. Très peu font l'expérience de ces niveaux de notoriété que j'ai connus. Ç'a été vraiment dingue pour moi à un moment. Je tenais en faisant un peu n'importe quoi, et puis j'ai rencontré ma femme et j'ai fait plus attention à moi”, conclut l’artiste, marié depuis neuf ans avec l’actrice Adya Field. Ensemble ils ont eu trois enfants, Théodora, sept ans, Charlton, cinq ans et Colette, un an.

“Une maladie qui veut me tuer”  

Ce n’est pas la première fois que la pop star se confie sur ses problèmes de santé. Connu pour avoir enchaîné les séjours en cure de désintoxication, Robbie Williams s’est notamment exprimé sur ses troubles mentaux dans les colonnes du Sun en mars dernier, après avoir passé sept jours en soins intensifs pour anomalies cérébrales.

“J'ai une maladie qui veut me tuer. C'est dans ma tête et je dois me battre contre ça. Parfois ça me submerge, mais parfois ça me donne aussi le courage de monter sur scène”, avait-il déclaré, évoquant ses problèmes d’anxiété et de poids. Aujourd’hui, pour garder la tête hors de l’eau, le chanteur a arrêté de fumer, est devenu vegan et s’est mis aux pilates et au yoga.

Un trouble qui peut conduire au suicide

L’anxiété sociale, également caractérisée par le terme de “phobie sociale”, est un trouble anxieux au même titre que l’état de stress post-traumatique et les TOC (Troubles obsessionnels compulsifs). Il toucherait 2 à 4% de la population et affecterait davantage les femmes que les hommes, débutant à l’adolescence.

Ce trouble se caractérise par une peur intense des situations dans lesquelles la personne phobique sera confrontée au regard des autres. Cette phobie pèse douloureusement sur la vie des patients car elle les pousse à réduire les activités de loisir, compliquent leurs relations amoureuses et bien sûr leur vie professionnelle. La personne évitera au maximum les déplacements et les contacts avec les autres, mettant beaucoup de temps avant de sortir de chez elle, arrivant en retard aux rendez-vous et ignorant les coups de téléphone. Quand ce trouble concerne absolument toutes les interactions sociales, on parle de phobie sociale généralisée. Submergés par l’angoisse permanente, certains malades en viennent à se suicider.

Le rôle de la psychothérapie cognitive et comportementale  

L’anxiété sociale est souvent liée à d’autres troubles anxieux, comme la peur de rougir en public ou de la foule. Le plus souvent, les personnes qui en sont atteintes ont une faible estime d’elles-mêmes et souffrent de dépression. Tous ces facteurs peuvent conduire à des comportements à risque tels qu’une consommation abusive d’anxiolytiques ou d’alcool.  

Si aucun gène n’a encore été clairement identifié, certaines études mettent en avant un risque familial. Si un membre d’une famille souffre d’anxiété social, il y a plus de probabilités qu’un autre membre de la même famille soit atteint du même trouble. D’autres recherches ont quant à elle mis en avant des perturbations hormonales chez les patients souffrant de phobie sociale. Leur taux de cortisol, l’hormone du stress, serait perturbé. L’éducation et l’environnement semblent aussi jouer un rôle dans la survenue de ce trouble. Sans surprise, les enfants ayant grandi avec peu d’interactions avec l’environnement extérieur ou ayant bénéficié d’une surprotection parentale sont plus susceptible de développer une phobie sociale en grandissant. Enfin, celle-ci peut également puiser sa source dans une expérience traumatisante liée au jugement des autres.

Si vous pensez souffrir d’anxiété sociale, prenez rendez-vous avec un médecin qui vous orientera vers une psychothérapie cognitive et comportementale, en individuel ou en groupe. Le travail aura pour objectif d’élargir votre zone de confort, vous aidant à vous confronter progressivement aux situations angoissantes. En complément du suivi thérapeutique, il arrive également que certains spécialistes recommandent des antidépresseurs et des tranquillisants en cas de gros blocage.

                

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