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Burn-out du sportif

Sport : trop s’entraîner nuit au cerveau

Un entraînement trop soutenu provoque de la fatigue et de l’impulsivité. Mais cela peut aussi mener à une forme de burn-out. 

Sport : trop s’entraîner nuit au cerveau FS-Stock/ISTOCK

  • Publié 29.09.2019 à 11h00
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L’activité physique est bonne pour la santé, mais il faut savoir ne pas en abuser. Le surentraînement provoque une fatigue chronique et peut réduire les performances, des chercheurs français montrent qu’il engendre également un épuisement cérébral. L’équipe de recherche rassemble des scientifiques de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, de l’université Nice Sophia Antipolis et de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP). Leurs travaux ont été oubliés dans la revue Current Biology.  

Un syndrome parfois difficile à repérer 

Les médecins parlent de surentraînement lorsque la fatigue du sportif continue après la phase de récupération. Il est difficile de l’identifier, mais certains symptômes sont récurrents : fatigue, troubles du sommeil, de l’humeur, douleurs musculaires. Si rien n’est fait, le syndrome de surentraînement peut être à l’origine de blessures. 

3 semaines d’entraînement intensifié 

37 athlètes masculins de l’INSEP ont participé à l’étude : une partie a continué son entraînement sans rien changer, l’autre a augmenté de 40% la durée des séances pendant trois semaines. Les chercheurs les ont suivi pendant neuf semaines en leur faisant remplir des questionnaires sur leur état de fatigue, en réalisant des IRM et des tests comportementaux. Lors de leur jour de récupération, les performances des sportifs ont été analysées grâce à des séances de vélo.

Le risque du burn-out

Les chercheurs ont constaté qu’un entraînement trop intensif a des effets similaires à un travail intellectuel trop important sur le cerveau. Il entraîne une réduction de l’activité du cortex préfrontal latéral, impliqué fortement dans les fonctions cognitives. Cela provoque une impulsivité et une préférence pour les gratifications à court terme plutôt que les buts à long terme. Par exemple, l’athlète peut décider d’abandonner une course subitement, pour arrêter la douleur, il ne parvient plus à penser aux échéances à plus long terme. "Au-delà de ces athlètes de haut niveau, précise un communiqué de l’Inserm, les chercheurs estiment que sur le plan clinique, la fatigue et la réduction du contrôle cognitif pourraient constituer une première étape dans le développement d’un syndrome de burn-out, qui touche de nombreuses personnes dans toutes sortes de milieux professionnels." 36% des Français auraient déjà fait un burn-out pendant leur carrière. 

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