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Stress et anxiété : une voie vers de nouveaux traitements

Un récepteur jouant un rôle essentiel dans la régulation de la réaction au stress pourrait constituer une nouvelle cible pour mieux traiter à l'avenir le stress et l'anxiété.

Stress et anxiété : une voie vers de nouveaux traitements LightFieldStudios/iStock

  • Publié 04.09.2019 à 16h30
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"Nous avons constaté qu'un récepteur cellulaire spécifique favorise la résilience aux effets néfastes du stress chez les animaux et, parce que nous avons trouvé des liens avec le même récepteur chez des patients atteints de stress post traumatique, nous pouvons avoir des idées pour développer des traitements plus efficaces pour les troubles psychiatriques humains". Seema Bhatnagar, neuroscientifique à l'hôpital pour enfants de Philadelphie, ne cache pas son optimisme après la publication de ses travaux dans Nature Communications.

Avec son équipe, il a découvert que ce récepteur S1PR3, une molécule présente sur les membranes cellulaires et active dans de nombreux processus cellulaires comme l'inflammation, la migration cellulaire et la prolifération, était important pour la signalisation neurale et que sa manipulation affectait la capacité des animaux à faire face au stress (les neurobiologistes modélisent souvent le stress chez des animaux de laboratoire pour comprendre ce qui rend certains plus vulnérables ou plus résilients au stress).

Des analyses chez d'anciens combattants

Les scientifiques ont repéré des taux plus élevés de protéines S1PR3 chez les rongeurs résilients et des taux plus faibles chez les animaux vulnérables et, en ajustant l'expression du gène S1PR3, ont constaté que l'augmentation des niveaux de protéine augmentait les comportements de résistance au stress tandis que la réduction de ces niveaux augmentait la vulnérabilité.

Parallèlement, ils ont mesuré les niveaux de S1PR3 dans le sang de patients d'un hôpital d'anciens combattants ayant tous connu le combat. Les patients atteints du syndrome de stress post-traumatique avaient des niveaux plus bas que ceux qui n'en souffraient pas.

De nouvelles études nécessaires pour valider ces résultats

L'équipe admet que de nouvelles études seront nécessaires pour valider ces premiers résultats. "Si nous pouvons établir que le récepteur S1PR3 est bien un biomarqueur du trouble de stress post-traumatique et d'autres troubles liés au stress, nous pourrions disposer d'un nouvel outil pour prédire ce trouble, pour mieux évaluer les traitements potentiels et peut-être pour concevoir de nouveaux traitements", a souligné Seema Bhatnagar.

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