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Épidémie

Ebola : un anti-parasitaire permettrait de lutter contre le virus

Utilisé normalement pour traiter les infections gastro-intestinales, le nitazoxanide permettrait au système immunitaire d'agir contre le virus Ebola.  

Ebola : un anti-parasitaire permettrait de lutter contre le virus https://www.cell.com/iscience/fulltext/S2589-0042(19)30228-7

  • Publié 09.08.2019 à 16h45
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Le virus Ebola continue de sévir. Depuis un an, plus de 2 700 cas ont été signalés en République démocratique du Congo. Pour l’heure, aucun traitement ne permet de lutter spécifiquement contre le virus. Des chercheurs américains ont découvert qu’un médicament, déjà utilisé pour soigner une infection parasitaire, permet de lutter contre la maladie. Leurs travaux ont été publiés dans la revue iScience. 

Renforcer la réponse immunitaire 

Le nitazoxanide permet de soigner des infections intestinales provoquées par des parasites, comme la giardiase ou la cryptosporidiose. Dans leur étude, menée sur des cellules humaines, les chercheurs ont constaté que le médicament est capable d’inhiber le virus Ebola. Ce dernier bloque l’action des cellules immunitaires. "Ebola masque RIG-I et PKR, de sorte que les cellules ne détectent pas la présence du virus dans l’organisme, explique Anne Goldfeld, directrice de l’étude. Cela lui permet de s’implanter dans les cellules et de lutter contre la réponse immunitaire. Ce que nous avons réussi à faire, c’est renforcer la détection du virus avec le nitazoxanide." Ces premiers résultats positifs donnent l’espoir aux chercheurs de mettre au point un traitement curatif ou préventif pour lutter contre la maladie. Des essais devraient bientôt être réalisés sur des animaux. 

Plus de 11 000 morts entre 2014 et 2016

Le virus Ebola a été identifié pour la première en 1976. Les premiers symptômes de la maladie peuvent apparaître entre 2 et 21 jours après la contamination : fatigue intense, douleurs musculaires, vomissements, diarrhées ou encore éruptions cutanées. Le taux de survie est de 50% en moyenne. Les médicaments utilisés par les médecins permettent seulement de lutter contre les symptômes. 

Entre 2014 et 2016, une épidémie sévère a frappé l’Afrique de l’Ouest faisant plus de 11 000 morts. En République démocratique du Congo, environ 1 800 personnes sont décédées en un an. 

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