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Lits, escaliers, vélos...

Commotions cérébrales : les enfants se blessent surtout avec des objets de la vie quotidienne

La majorité des commotions cérébrales des enfants et ados sont dues à des objets du quotidien. Chez les plus petits, la chute du lit est le facteur de risque le plus important. 

Commotions cérébrales : les enfants se blessent surtout avec des objets de la vie quotidienne parinyabinsuk/iStock

  • Publié 29.07.2019 à 12h30
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Les commotions cérébrales sont des traumatismes crâniens définis comme "un processus physiopathologique complexe touchant le cerveau, induit par des forces biomécaniques" entraînant "rapidement une brève altération de la fonction neurologique qui se rétablit spontanément". Une commotion cérébrale peut résulter d’un impact direct à la tête, au visage, au cou ou d’un choc sur une autre partie du corps transmettant une force impulsive à la tête. A terme, les commotions cérébrales répétées exposent à un risque accru de maladies comme Parkinson ou Alzheimer

Aux États-Unis, près d’un million d’enfants et d’adolescents sont traités chaque année aux urgences en raison d’une blessure de ce genre. Et d’après une étude parue dans la revue Brain Injury, ces drames ont souvent lieu en utilisant des objects du quotidien tels que le lit, les escaliers ou encore un vélo. Dans, 72% des cas, les blessures sont attribuées à des objets autorisées par la U.S. Consumer Product Safety Commission, une agence indépendante du gouvernement américain créée dans le but de protéger les personnes contre les "risques déraisonnables de blessures provenant de produits grand public".

Pour en arriver à cette conclusion, les auteurs ont examiné les données recensant les traumatismes crâniens non mortels d’enfants âgés de 0 à 19 ans pris en charge aux Urgences aux Etats-Unis entre 2010 (inclus) et 2013. Résultat : chaque année, chez les nourrissons, un quart des traumatismes crâniens est provoqué par une chute de lit tandis qu’un sol inégal représente le second facteur de risque (14%). Chez les enfants de un à quatre ans, la plupart des blessures ont eu lieu en tombant d’un lit (10%), d’un escalier (10%) ou en trébuchant au sol (10%). 

Porter ces casques, installer des barrières, éviter les surfaces dures…

Sans surprise, plus les enfants grandissent, plus les chocs ont lieu à l’extérieur. Ainsi, si 6% des 5 à 19 ans se blessent surtout en tombant sur une surface inégale (6%), les accidents de bicyclette font également beaucoup de dégâts à la tête (5%). Enfin, chez les 10-14 ans et les 15-19 ans, la première cause de traumatisme crânien est le football américain, qui représente respectivement 14% et 9% des chocs. Le basket, le vélo et le football arrivent ensuite en tant que principaux facteurs de risque dans ces deux groupes d’âge.

"Dans la plupart des cas, les enfants et les nourrissons sont en sécurité quand ils sont au lit ou jouent dehors mais notre étude fait la lumière sur les risques et les mesures à prendre pour empêcher des blessures sérieuses à la tête à des âges différents", explique le Dr Bina Ali de l’Institut du Pacifique pour la Recherche et l’Evaluation en charge de l’étude.

"Réduire les risques de trébuchement, utiliser des barrières, éviter les terrains de jeux au sol dur et porter des casques pourrait aider à réduire les risques de blessures, tout comme éduquer les adultes pour assurer une utilisation correcte des produits et s’en tenir aux recommandations officielles", poursuit-elle.    

Cette étude présente quelques limites   

Mais cette étude a toutefois des limites, concèdent les chercheurs. Les données ne représentant que les patients traités aux urgences, les chocs pris en charge chez le médecin ou dans les infirmeries d’école ne sont pas recensées. Par ailleurs, les scientifiques ignorent tout du statut socio-économique des parents.  

Rappelons qu’en France, le port du casque à vélo est obligatoire pour tous les enfants de moins de 12 ans depuis mars 2017. Désormais, une personne transportant ou accompagnant un enfant de moins de 12 ans sans casque à vélo devra s'acquitter d'une amende de quatrième classe soit 90 euros. Avec cette mesure, les autorités espèrent voir cette pratique se diffuser par ricochet chez les cyclistes de tous âges. Selon la Sécurité routière, le casque diminue le risque de blessure sérieuse à la tête de 70%, celui de blessure mineure de 31% et celui de blessure au visage de 28%.

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