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QUESTION D'ACTU

Erreur de diagnostic

La majorité des personnes pensant être allergiques à la pénicilline ne le sont pas

Les réactions allergiques et les effets secondaires sont souvent confondus pendant l'enfance. Des années plus tard, des personnes pensent être allergiques alors qu’elles pourraient recevoir de la pénicilline. 

La majorité des personnes pensant être allergiques à la pénicilline ne le sont pas okskaz/iStock

  • Publié 28.01.2019 à 09h36
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Et si vous n'aviez jamais été allergique à la pénicilline ? Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association démontre qu’une majorité de personnes pensant être allergiques à la pénicilline ne le sont pas en réalité. Selon ces scientifiques, de nombreuses personnes pensent l'être depuis l’enfance à cause d'une confusion entre des symptômes allergiques et des effets secondaires. Ils recommandent aux médecins de vérifier par des tests adaptés. 

19 personnes sur 20 ne sont pas allergiques 

Depuis les années 1940, la pénicilline est utilisée pour soigner les infections bactériennes. Comme elle n’a que peu d’effets secondaires, son usage s’est largement étendu. Aux Etats-Unis, 10 % de la population est allergique à ce produit. Cela se manifeste souvent par des éruptions cutanées, de la fièvre, le gonflement de certaines parties du corps, etc. 

Les scientifiques ont rassemblé différents écrits et études réalisés sur la pénicilline depuis 2005. Ils concluent que dans de nombreux cas, l’allergie est mal diagnostiquée : environ 19 personnes sur 20 ne sont pas allergiques. Elle est souvent déclarée pendant l’enfance, car ce médicament est l’un des antibiotiques les plus prescrits. Des diarrhées, nausées ou maux de têtes sont interprétés comme des réactions allergiques alors qu’ils sont des effets secondaires possibles d’après les chercheurs. 

Des tests systématiques 

Les auteurs de cette recherche appellent leurs confrères à systématiquement vérifier le diagnostic de l’allergie en examinant les réactions physiques qui ont conduit à celui-ci. Selon eux, aujourd’hui, rares sont les médecins qui mettront en doute le diagnostic d’une allergie à la pénicilline, ils préfèreront privilégier un autre traitement.

Pour les auteurs, toute hésitation sur la prescription de pénicilline ou d’un traitement similaire doit, au contraire, conduire à une réévaluation du risque allergique. Des tests cutanés, réalisés en deux étapes, permettent de savoir si une personne est concernée. Savoir si l’allergie est réelle est particulièrement important pour les femmes enceintes, les patients atteints d’un cancer, ceux qui suivent des soins au long cours, ou ceux traités pour des infections sexuellement transmissibles. 

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