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QUESTION D'ACTU

Modèle de Gail et modèle de Rosner-Colditz

Cancer du sein : des cliniciens découvrent comment mieux prédire les risques

Au cours des trois dernières décennies, on a développé différents outils statistiques d'évaluation pour aider les cliniciens à avoir une idée plus précise des risques de cancer du sein encourus par leurs patientes. Une nouvelle recherche apporte sa pierre à l'édifice. 

Cancer du sein : des cliniciens découvrent comment mieux prédire les risques SerhiiBobyk / stock

  • Publié 06.09.2018 à 16h51
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Combiner un score génétique, une mammographie et le taux d’estrogènes avant la ménopause permet de mieux prédire le risque individuel du cancer du sein chez la femme, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Plos. Rappelons qu’il s’agit de facteurs de risque confirmés de cancer du sein invasif.

Pendant les trois dernières décennies, on a développé différents outils statistiques d'évaluation pour aider les cliniciens à avoir une idée plus précise des risques de cancer du sein encourus par leurs patientes. Les outils de prédiction les plus souvent utilisés sont le modèle de Gail et le modèle de Rosner-Colditz. 

67 variations génétiques

Pour ce faire, les chercheurs ont analysé les données de 4 006 femmes malades et de 7 874 cas témoins, âgés de 34 à 70 ans. Ils ont ensuite ajouté aux modèles de risque existants un score génétique du cancer du sein (utilisant 67 variations génétiques), la mammographie et les mesures hormonales (testostérone, sulfate d'estrone, prolactine).

En utilisant l’outil mathématique de "l'aire sous la courbe" (ASC), les chercheurs ont notamment constaté que pour le modèle de Gail, l'ASC s'est améliorée de 55,9 à 64,1 (8,2 unités) chez les femmes préménopausées, de 55,5 à 66,0 (10.5 unités) chez les femmes ménopausées n'utilisant pas d'hormonothérapie et de 58,0 à 64,9 (6,9 unités) chez les femmes ménopausées utilisant une hormonothérapie.

Chimioprévention

Pour les tumeurs positives aux œstrogènes, l'ASC s'est améliorée de 14,3 unités pour le modèle Gail et de 7,3 unités pour le modèle Rosner-Colditz chez les femmes ménopausées n'utilisant pas d'hormonothérapie.

"Dans cette étude, l'ajout du score génétique, d’une mammographie et le taux d’estrogènes avant la ménopause a considérablement amélioré les modèles existants de prévision du risque de cancer du sein", concluent les auteurs. "D'autres études seront nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer si des modèles améliorés de prévision du risque ont une valeur pratique pour identifier les femmes à risque élevé qui bénéficieraient le plus de la chimioprévention, du dépistage et d'autres stratégies de réduction du risque", avertissent-ils néanmoins.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment observé chez les femmes en France, comme dans l'Union européenne et aux États-Unis. Le nombre de cas observés chaque année a tendance à diminuer depuis 2005, même si cette maladie reste la première cause de décès par cancer chez les femmes en 2012. Dépistée à un stade précoce, la survie à 5 ans est de 99%.

 

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