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Made in China

Valsartan : un scandale sanitaire qui témoigne du manque de transparence lié à l’origine des médicaments

Le retrait de lots de génériques à base de valsartan oblige désormais l’ANSM à gérer la pénurie dans les officines. Mais ce scandale sanitaire, en plus d'être gênant, illustre le manque de transparence sur l’origine des médicaments génériques commercialisés en France.

Valsartan : un scandale sanitaire qui témoigne du manque de transparence lié à l’origine des médicaments Fahroni/istock

  • Publié 23.08.2018 à 19h15
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A partir du mois de septembre, certaines pharmacies ne seront plus à même de délivrer les traitement à base de valsartan, utilisés pour stabiliser la tension artérielle afin de prévenir la survenue ou la récidive d’AVC ou d’infarctus du myocardeEn cause: le rappel de certains génériques à base de Valsartan fabriqués en Chine et qui pourraient comporter des traces de N-nitrosodimethylamine (NDMA), une substance potentiellement cancérogène.

Commercialisé sous la marque de 9 laboratoires français, européens et indiens, ces génériques étaient en réalité fabriqués dans un pays dont la réputation, en termes de fraudes et de scandales sanitaires récurrents, n’est plus à faire. Un manque de transparence criant sur la provenance des médicaments que nous utilisons en France.

L’ANSM organise la délivrance après le retrait

L’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et des produits de Santé (ANSM) publie de nouvelles recommandations pour viser à gérer les problèmes d’approvisionnement rencontrés désormais avec cette molécule en France. Dans ce contexte, elle demande aux médecins de ne plus initier de nouveaux traitements par le valsartan.

En cas de renouvellement d’une ordonnance de valsartan, les médecins doivent réserver les traitement à base de valsartan à certains malades uniquement (insuffisance cardiaque non contrôlée par un autre sartan, post-infarctus du myocarde, hypertension artérielle équilibrée grâce à une association comportant du valsartan).

Pour les autres, les médecins doivent envisager un autre traitement équivalent au regard des recommandations actuelles. En cas d’indisponibilité de médicaments à base de valsartan, le pharmacien prendra contact avec le médecin qui décidera de la conduite à tenir et du changement de traitement.

Un risque potentiellement pas limité au valsartan

Les médicaments génériques à base de valsartan qui ont fait l’objet d’un rappel de lots en France étaient proposés par les génériqueurs Arrow, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Rambaxy, Sandoz, Zentiva et Zydus. Plus précisément, ces derniers utilisaient le même médicament frelaté fabriqué en Chine et se contentaient de le mettre dans leur boite. "À l'issue d'une évaluation préliminaire, l'EMA estime qu'il pourrait y avoir un cas supplémentaire de cancer sur 5000 patients prenant les médicaments à la plus haute dose de valsartan (320 mg) chaque jour pendant sept ans", avait-elle alors écrit dans un communiqué.

Un manque de transparence sur les génériques

Cette affaire nous révèle que des malades pensant acheter un générique fabriqué par un laboratoire français ou européen, ont en réalité acheté un médicament fabriqué en Chine, où les scandales sanitaires sont récurrents. Ce phénomène de commercialisation par des génériqueurs de molécules fabriquées ailleurs n’est pas une exception, mais certains fabricants peuvent poser problème. 

On connaît l’origine des fruits, des légumes, de la viande… le minimum serait que le patient puissent connaître l’origine exacte de ses médicaments.

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