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Fibrillation auriculaire : des patchs à porter à domicile pour améliorer le diagnostic

Un patch porté à la maison dépiste quatre fois plus de fibrillation auriculaire que les techniques classiques. Une meilleure détection de cette pathologie permet de prévenir les patients de ses conséquences, qui peuvent être très graves.

Fibrillation auriculaire : des patchs à porter à domicile pour améliorer le diagnostic Tharakorn / stock

  • Publié 11.07.2018 à 13h50
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Un patch porté à domicile peut-il améliorer le diagnostic de fibrillation auriculaire (FA) par rapport aux techniques classiques ? Pour répondre à cette question, des chercheurs ont constitué une cohorte de 2659 personnes présentant un risque accru de fibrillation auriculaire. Le recrutement a débuté le 17 novembre 2015 et s'est terminé le 4 octobre 2016. Le suivi des participants, qui a duré un an, a pris fin en janvier 2018. Deux témoins appariés par âge et sexe ont été sélectionnés pour chaque individu activement surveillé.

Après un an, la fibrillation auriculaire a été nouvellement diagnostiquée chez 109 personnes portant un patch, contre seulement 81 personnes qui ne portaient pas de patch. Le groupe surveillé par patch a été associé à une augmentation de l'initiation des anticoagulants, plus de visites en cardiologie ambulatoire et plus des visites de soins primaires. En revanche, le taux d’hospitalisation a été similaire dans les deux groupes.

"Timbre ECG auto-appliqué"

Le nom scientifique du patch en question est "timbre ECG auto-appliqué". "Dans cet essai clinique randomisé portant sur 2659 personnes présentant un risque accru de FA, la surveillance immédiate à l'aide d'un timbre ECG auto-appliqué a conduit à un taux significativement plus élevé de diagnostic de FA à 4 mois (3,9 % vs 0,9 %)", concluent les chercheurs. "D'autres recherches sont nécessaires en ce qui concerne les implications cliniques".

La fibrillation auriculaire, aussi appelée fibrillation atriale, est un trouble du rythme cardiaque. Elle est définie par une activité électrique anarchique et rapide du muscle des oreillettes (cavités supérieures du cœur) et se traduit par la contraction désordonnée et inefficace de ces oreillettes. En temps normal, oreillettes et ventricules cardiaques se contractent sous l’effet d’une impulsion électrique, au rythme régulier de 60 à 100 battements par minute (au repos). La fibrillation auriculaire peut provoquer plus de 150 battements de cœur par minute (on parle de tachyarythmie).

Risque d'AVC

En cas de fibrillation auriculaire, les impulsions électriques trop fréquentes et inefficaces peuvent provoquer : des contractions des oreillettes très rapides et saccadées, au point que cette partie du cœur semble immobile ; une stagnation du sang dans les oreillettes qui se contractent mal, en particulier dans l’oreillette gauche, lieu de formation de caillots de sang. Ces caillots ou thrombus peuvent être propulsés dans une artère et entraîner un accident vasculaire cérébral ; une accélération de la contraction des ventricules, situés sous les oreillettes. Les ventricules se mettent aussi à battre vite et irrégulièrement. Ils sont moins efficaces et le débit cardiaque baisse, pouvant être responsable d'une insuffisance cardiaque.

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