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De l'importance de bien dormir

Fibrillation auriculaire : un mauvais sommeil augmente le risque de maladies cardiaques

D'après une nouvelle étude américaine, une mauvaise qualité de sommeil serait un facteur à risque important dans la fibrillation auriculaire, trouble pouvant conduire à des AVC ou à la démence. 

Fibrillation auriculaire : un mauvais sommeil augmente le risque de maladies cardiaques Motortion/iStock

  • Publié 27.06.2018 à 07h20
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Dans la vie, le sommeil est à la base de tout, on ne le répétera jamais assez. Preuve en est : une étude vient encore de démontrer les effets néfastes d’une mauvaise qualité de sommeil sur la santé. En effet, selon une nouvelle recherche américaine publiée dans la revue HeartRhythm, mal dormir pourrait être un facteur à risque important dans la fibrillation auriculaire.

Ce trouble, qui touche majoritairement les personnes âgées, se caractérise par un battement de cœur très rapide pouvant conduire à des essoufflements, une sensation de poitrine oppressée et des palpitations cardiaques. Au-delà de la pénibilité évidente de cette affliction, les patients qui en souffrent ont plus de risques de faire des AVC, de développer une démence ou encore de problèmes de reins.

"Un facteur déterminant dans la fibrillation auriculaire"

Si de nombreuses études avaient déjà établi un lien entre apnée du sommeil et maladies cardiovasculaires (elle peut provoquer un stress cardiopulmonaire responsable d’inflammations), le Docteur Gregory M. Marcus du département de cardiologie de l’université de Californie à San Francisco et ses collègues se sont intéressés au lien entre qualité du sommeil globale et fibrillation auriculaire. Se basant sur trois études existantes, ils ont réussi à établir que les gens qui souffraient de cette maladie avaient tendance à se réveiller la nuit.

Puis, les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de tous les Californiens âgés de plus de 21 ans qui avaient été à l’hôpital entre 2005 et 2009. Ils ont alors réalisé que le diagnostic d’une fibrillation auriculaire était toujours précédé par celui d’une insomnie. Au bout du compte, les scientifiques n’ont pas trouvé de lien entre durée de sommeil et fibrillation auriculaire mais ils ont en revanche déterminé qu’un sommeil souvent interrompu augmentait les risques de développer cette maladie.

C’est la première fois qu’une étude démontre la relation entre un mauvais sommeil et un risque plus élevé de fibrillation auriculaire sans se concentrer sur l’apnée du sommeil. "Ces données prouvent que la qualité du sommeil en elle-même, même hors apnée du sommeil, est un facteur déterminant dans la fibrillation auriculaire", se félicite le Docteur Grégory Marcus, auteur principal de l’étude. "Les stratégies pour améliorer la qualité du sommeil sont différentes de celles qui se concentrent pour soulager l'obstruction des voies respiratoires, c’est pourquoi il était important de comprendre la relation entre le sommeil en lui-même et la fibrillation auriculaire", développe-t-il.

Les facteurs de risque

Et si cette étude n’a pas encore permis de mettre à jour les mécanismes sous-jacents du sommeil sur cette affliction, ces découvertes pourraient servir de point de départ à des recherches plus approfondies sur le sujet.

"Il existe plusieurs traitements disponibles contre la fibrillation auriculaire mais traiter le mal à la racine serait bien idéal. La bonne nouvelle est que la qualité du sommeil est quelque chose qui se contrôle à titre individuel. Il est possible d’améliorer son hygiène de sommeil, en faisant de l’exercice régulièrement, en allant au lit à une heure raisonnable et en évitant les écrans et la caféine juste avant de se coucher", conclut Grégory Marcus.

Outre la question du sommeil, une consommation excessive d’alcool, une hyperthyroïdie, l’obésité, des pathologies pulmonaires chroniques, une prise de médicaments broncho-dilatateurs ou une inflammation ont déjà été établis par la science comme autant de facteurs de risque pour la fibrillation auriculaire. Cette dernière a également tendance à survenir chez les patients atteints de maladie  coronarienne (syndrome coronarien aigu, infarctus du myocarde) ou des valves cardiaques. Les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, de myocardiopathie hypertrophique ou de cardiopathies congénitales peuvent également en souffrir.

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