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Comment les antécédents familiaux augmentent le risque de troubles psychiatriques après la grossesse

Le risque pour une jeune mère de souffrir de troubles psychiatriques post-partum augmente lorsqu'un membre de sa famille proche souffre d'un trouble psychiatrique, en particulier d'un trouble bipolaire.

Comment les antécédents familiaux augmentent le risque de troubles psychiatriques après la grossesse Istock / kieferpix.

  • Publié 19.05.2018 à 09h55
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  • Mise à jour le 19.05.2018 à 10h05
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Selon une nouvelle recherche, le risque pour une jeune mère de souffrir de troubles psychiatriques post-partum augmente lorsqu'un membre de sa famille proche souffre d'un trouble psychiatrique, en particulier d'un trouble bipolaire.

Intervenir le plus tôt possible

L'étude, présentée à la réunion annuelle 2018 de l'American Psychiatric Association, a examiné comment les antécédents familiaux de troubles psychiatriques s'associent aux troubles psychiatriques post-partum chez des femmes accouchant pour la première fois.

"L'importance du dépistage des troubles de l'humeur et de l'anxiété périnatale est mieux prise en compte ces dernières années, mais il n’arrive toujours qu’une fois que les premiers symptômes ont commencé à se manifester", explique le docteur Anna Bauer, auteure principale de l’étude."Nous espérons que des renseignements supplémentaires sur les antécédents familiaux de tout parent au premier degré - par exemple, le trouble bipolaire chez un frère ou d'une soeur - pourront aider les cliniciens à prédire quelle femme devrait bénéficier d'une surveillance accrue avant l'apparition des premiers symptômes, afin d'intervenir le plus tôt possible."

Les chercheurs ont examiné les dossiers de naissance et des éventuels traitements psychiatriques de 362 462 462 mères au Danemark. Leur âge moyen était de 27 ans au moment de l’accouchement. 2603 (0,7% de la cohorte) ont souffert d'un trouble psychiatrique dans les 6 mois suivant l'accouchement et 4085 (1,1% de la cohorte) dans les 12 mois suivant l'accouchement.

Troubles bipolaires et schizophrénie

Le risque de souffrir d'un trouble psychiatrique au cours des six premiers mois suivant l'accouchement était plus élevé :

- Chez les mères ayant un parent au premier degré qui ont souffert d'un trouble psychiatrique que chez les mères dont les parents n’avaient jamais souffert de troubles psychiatriques. 

- Lorsqu’il y avait des antécédents familiaux de troubles bipolaires et de schizophrénie (par rapport aux antécédents familiaux de dépression ou d’autres troubles psychiatriques.)

Les auteurs de l'étude en ont conclu que "lorsqu'ils évaluent le risque d'épisodes post-partum, les cliniciens devraient se renseigner sur les antécédents familiaux de troubles psychiatriques au sens large et ne pas limiter la discussion aux troubles psychiatriques post-partum ou aux troubles psychiatriques chez les femmes apparentées". 

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