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QUESTION D'ACTU

Prévention sanitaire

Attention aux moustiques tigres : 42 départements placés en vigilance rouge

Le moustique tigre est de retour en France : 62 départements sont concernés, parmi lesquels 42 sont en vigilance rouge et 20 en vigilance orange. Quelles maladies peut-il transmettre à l'Homme ? Comment le reconnaître et s'en protéger ? 

Attention aux moustiques tigres : 42 départements placés en vigilance rouge Diarmuid Curran /iStock

  • Publié 28.04.2018 à 18h30
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Vigilance-moustiques a sonné l'alarme : le moustique tigre, connu pour transporter et transmettre à l'Homme les virus de la dengue, du Chikungunya et du Zika survole actuellement 42 départements de France. Parmi eux, les six départements de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, de même que la moitié sud de la France, sont placés en vigilance rouge.

Les Hauts de Seine, l’Aisne, les Hautes Alpes, les Hautes Pyrénées, l’Ariège, la Lozère, l’Indre, le Maine-et-Loire et la Corrèze ont également été "colonisés", précise le site. Globalement, la colonisation du territoire français par le moustique tigre est de plus en plus rapide et concerne maintenant 62 départements (42 en vigilance rouge, 20 en vigilance orange).

La région parisienne n'est pas épargnée

Bien que moins ensoleillée, l'Ile-de-France est également concernée : "En plus de Paris, 4 départements sont en vigilance orange : le Val d’Oise, la Seine et Marne, l’Essonne, la Seine-Saint-Denis, où le moustique tigre a été intercepté dans le courant des 5 dernières années". Vigilance-moustiques observe que dans la très grande majorité des cas, les départements en orange passent en vigilance rouge au cours des années suivantes. "Ils nécessitent donc une vigilance citoyenne particulière, d’autant plus qu’ils ne bénéficient pas de l’ensemble du dispositif prévu par le plan anti-dissémination" prévu dans les départements placés en vigilance-rouge.

34 départements jaunes sous surveillance

Au moins 34 départements sont placés en vigilance jaune et font l’objet d’une veille entomologique spécialement dédiée à la surveillance du moustique tigre. "Les règles du plan anti-dissémination contre la dengue, le Chikungunya et le virus Zika imposent de mettre en surveillance les départements voisins d’un autre placé en vigilance rouge, mais certaines régions ont pris les devants et ont souhaité implémenter un plan de surveillance avec des critères plus larges".

Que risque-t-on en cas de piqûre  ?

Pour le moment une simple piqure qui démange. Parce que nos moustiques tigres ne sont pas encore contaminés par les virus du chikungunia et de la dengue, comme leurs cousins des tropiques. En clair les bombardiers sont alignés sur la piste mais ils ne transportent pas encore de bombes.

Toutefois, le risque est réel, surtout si vous voyagez. Le moustique tigre est également vecteur du Zika, présent depuis octobre 2015 en Colombie, au Guatemala, Mexique, Panama, Paraguay, Venezuela, Brésil, en Honduras, au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou encore au Burkina. Lors d’une piqûre, le moustique se contamine lui-même en prélevant le virus (quel qu'il soit) dans le sang d’une personne infectée. Le virus se multiplie ensuite dans le moustique qui pourra, à l’occasion d’une autre piqûre, transmettre le virus à une nouvelle personne. 

Qu'est-ce que la dengue ?

La dengue, aussi appelée "grippe tropicale", est une fièvre hémorragique tropicale liée à un arbovirus, transmis par la piqûre d’un moustique tigre femelle uniquement. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime à 50 millions le nombre de cas annuels dans le monde, dont 500 000 cas de dengue "hémorragique", c'est à dire qui sont mortels dans plus de 2,5% des cas. La dengue est initialement présente dans les zones tropicales et subtropicales du monde.  

Les symptômes se manifestent au bout de 3 à 14 jours (en moyenne 4 à 7 jours) après la piqûre infectante. On observe alors un syndrome grippal touchant les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes. Il n’existe aucun traitement spécifique. Si la dengue hémorragique est une complication potentiellement mortelle, le diagnostic clinique précoce et une prise en charge clinique rapide permettent souvent de sauver des vies.

Comme le souligne l'Organisation de la Santé (OMS), "on retrouve plus de 70% de la charge de morbidité imputable à cette maladie en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental. En Amérique latine et dans les Caraïbes, l’incidence comme la gravité de la maladie ont augmenté rapidement ces dernières années. L’Afrique et la Méditerranée orientale ont également enregistré davantage de flambées épidémique au cours des dix dernières années". Dernièrement, près de 1 300 cas de dengue ont été confirmés dans le nord, l’ouest et le sud de la Réunion depuis le 1er janvier 2018

Qu'est-ce que le chikungunya ?

Le chikungunya est une maladie virale également transmise par la piqûre d'un moustique tigre. Le nom de "chikungunya" vient d'un verbe de la langue kimakonde qui signifie "devenir tordu" en référence à l'apparence voûtée de ceux qui souffrent de douleurs articulaires. En effet, le chikungunya se caractérise par l'apparition brutale de fièvre souvent accompagnée de douleurs articulaires (souvent invalidante, mais elle disparaît généralement au bout de quelques jours ou de quelques semaines).

Des cas de myalgies, céphalées, nausée, fatigue et éruption ont également été observés. La plupart des patients se rétablissent bien, mais dans certains cas, les douleurs articulaires persistent pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Mais soyons honnête, cela reste théorique en France métropolitaine et les risques sont pour le moment extrêmement faibles.

Comment reconnaître le moustique tigre ?

Sachez déjà que le moustique tigre est plus petit qu'une pièce de 1 centime : il ne mesure que quelques millimètres et a un vol assez lent qui permet de l'écraser en vol. Si vous regardez de plus près, vous verrez qu’il est noir avec des rayures blanches sur les pattes et sur l’abdomen, ce qui lui vaut son surnom de moustique tigre.

Habitué à naître dans des petits gites (plantes retenant l’eau), il a pu aisément coloniser toutes sortes de gites larvaires que lui propose l’environnement urbain et péri-urbain comme des coupelles sous les pots de fleurs, arrosoirs, vieux pneus, gouttières bouchées, etc…. La meilleure solution pour mieux s’en prémunir est de vider toutes ces petites "retenues d’eau" ou de les renouveler au moins une fois par semaine, selon Vigilance-moustiques.

Source photo : frank600/iStock

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