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Epidémie

Rougeole : trois cas recensés à la prison de Vivonne, près de Poitiers

Trois cas de rougeole ont été déclarésà la prison de Vivonne, près de Poitiers, a annoncé l'Agence régionale de santé jeudi. Une campagne de vaccination a été mise en place dans l'enceinte de l'établissement. 

Rougeole : trois cas recensés à la prison de Vivonne, près de Poitiers lolostock/iStock

  • Publié 20.04.2018 à 16h15
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L'Agence Régionale de Santé d'Occitanie a annoncé jeudi que trois nouveaux cas de rougeole ont été déclarés à la prison de Vivonne, près de Poitiers. Deux d'entre eux sont avérés et le troisième serait sous surveillance médicale, selon France Bleu Poitou. Une campagne de vaccination a été mise en place cette semaine dans l'enceinte de la prison. Les personnels de l'établissement doivent également vérifier s'ils sont à jour dans leurs vaccinations. Car seuls les symptômes peuvent être traités. Pour se protéger et protéger les autres, la vaccination demeure la seule option. 

"Une extension de l'épidémie est à craindre car aucun département n'atteint actuellement le taux requis pour interrompre la circulation du virus de 95% de couverture vaccinale à deux ans pour les deux doses de vaccin", redoute Santé publique France. "La rougeole est 10 fois plus contagieuse que la grippe. Elle se transmet très facilement d’une personne à l’autre par l'air, lors de toux, éternuements, mouchage, ou par contact avec des objets contaminés (jouets, mouchoirs, …)", rappelle l'ARS.

L'épidémie de rougeole continue de sévir

La rougeoleest en effet une maladie infectieuse due à un virus très contagieux. Souvent considérée à tort comme bénigne, "la rougeole n’est pas qu’une maladie de l’enfance, elle concerne aussi les adolescents et les jeunes adultes et peut entraîner de graves complications (pneumonies, encéphalites...) et parfois des hospitalisations", voire la mort, rappelle l'ARS. 1527 cas de rougeole ont été recensés depuis le début de l'année 2018 et 1605 depuis le 6 novembre, a annoncé Santé Publique France le 11 avril. 

Depuis novembre 2017, 327 personnes ont été hospitalisées : 138 avait une forme grave de rougeole et 16 ont été transportées en réanimation. Rien qu'en 2018, 19 hospitalisations ont été enregistrées, dont 14 pour des formes de rougeole compliquées. Sur la totalité des personnes contaminées depuis le début de l'hiver, 926 personnes n'étaient pas vaccinées, 166 avaient reçu une seule dose des deux nécessaires pour se protéger du virus. Une femme de 32 ans non vaccinéeen est décédée à Poitiers en janvier dernier. 

Une couverture vaccinale insuffisante

La rougeole est une maladie infectieuse due à un virus très contagieux qui touchait auparavant surtout les jeunes enfants à partir de 5–6 mois. Ce n’est plus le cas : un tiers des cas déclarés concerne des personnes de plus de 15 ans. Or, les cas de rougeole chez l'adulte sont potentiellement plus dangereux. 

"Une extension de l'épidémie est à craindre car aucun département n'atteint actuellement le taux requis pour interrompre la circulation du virus de 95% de couverture vaccinale à deux ans pour les deux doses de vaccin", redoute Santé publique France. "La rougeole est 10 fois plus contagieuse que la grippe. Elle se transmet très facilement d’une personne à l’autre par l'air, lors de toux, éternuements, mouchage, ou par contact avec des objets contaminés (jouets, mouchoirs…)", rappelle l'ARS.

Traditionnellement, le schéma vaccinal consiste en l’injection d’une dose de vaccin ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole) à 12 mois puis une deuxième injection entre 16 et 18 mois. Pour les personnes n’ayant jamais été vaccinées contre la rougeole, un rattrapage est possible. Il consiste en l’injection de deux doses de vaccin à au moins un mois d’intervalle. En cas d’épidémie, il est possible de recevoir le vaccin jusqu’à 72 heures après avoir été en contact avec une personne souffrant de la rougeole pour éviter la survenue de la maladie (vaccination de rattrapage).

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