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Nanomédecine

Cécité : des nanoparticules d'or pour restaurer la vision

Une équipe de scientifiques a réussi à restaurer la vision de souris à l’aide d’implants dans la rétine constitués de nanoparticules d’or. Leur concept représente une piste de traitement pour les malades atteints de maladies oculaires dégénératives comme la rétinite pigmentaire ou la DMLA.

Cécité : des nanoparticules d'or pour restaurer la vision Dr_Microbe/istock

  • Publié 07.03.2018 à 22h21
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Une équipe de scientifiques de l’Université Fudan à Shanghaï en Chine a réussi à restaurer la vision de souris à l’aide d’implants sous-rétiniens constitués de nanoparticules d’or. Les chercheurs chinois ont mis au point des nanofils de dioxyde de titane revêtus de nanoparticules d’or qui fonctionnent comme les photorécepteurs naturels de l’œil. Leurs résultats sont publiés dans Nature Communications.

Le rôle des photorécepteurs

La rétine est un tissu photosensible qui transforme les informations lumineuses en activités neuronales. La lumière qui pénètre dans un œil traverse la rétine transparente et est majoritairement captée par les photorécepteurs qui contiennent des pigments visuels.

Les pathologies rétiniennes dégénératives comme la rétinite pigmentaire et la DMLA provoquent des dommages irréversibles voire la perte des photorécepteurs, ce qui conduit à une sévère altération de la vision voire à la cécité.

L'apport de la nanotechnologie

Les nanofils dorés ne mesurent pas plus de 100 nanomètres. Implantés chirurgicalement à la place des photorécepteurs en bâtonnets et en cônes situés à l’arrière de la rétine, ils restaurent la vision de souris aveugles.
En pratique, lorsque la lumière atteint ces nanoparticules artificielles, elle engendre une légère tension, ce qui provoque une réaction au sein des neurones du système visuel.



Photo Nature communications

Les chercheurs ont vérifié que cette stimulation entraînait bien une activité des cellules ganglionnaires rétiniennes (c’est-à-dire les neurones spécifiques qui reçoivent des informations visuelles des photorécepteurs) et constaté que ces dernières réagissent lorsqu’elles sont exposées à la lumière verte, bleue et ultraviolette.

Les chercheurs ont réussi à atteindre le même niveau de réflexe lumineux de la pupille que chez les souris saines, ce qui indique la récupération de la sensibilité à la lumière, bien que les modèles murins ne puissent pas encore voir en couleur. Ils précisent au passage que le traitement est bien toléré (bonne biocompatibilité et stabilité photochimique).

Voir plus loin 

Ils s’attèlent désormais à trouver un moyen d’appliquer cette nouvelle technologie à l’œil humain dans l’objectif de pouvoir proposer un traitement à ceux qui sont atteints de dégénérescence maculaire, de rétinite pigmentaire ou de formes de cécité associée à la perte de cellules photoréceptrices.

Dans une autre étude datant de 2016 des chercheurs ont réussi à restaurer la vision de rats aveugles en utilisant la technique CRISPR, permettant de couper les brins d’ADN pour les remplacer par du « nouveau » matériel génétique.

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