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Pré-éclampsie : un nouveau test sanguin pour la détecter dès le début de la grossesse ?

Des chercheurs de l’Université de Tel Aviv en Israël ont découvert de nouveaux biomarqueurs de la pré-éclampsie, une maladie de la grossesse qui expose la mère et le bébé à de très sérieux risques. Leurs travaux permettraient de développer un test sanguin fiable, afin de poser un diagnostic plus tôt. 

Pré-éclampsie : un nouveau test sanguin pour la détecter dès le début de la grossesse ? Anna_Om/Epictura

  • Publié 26.02.2018 à 13h40
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  • Mise à jour le 26.02.2018 à 20h16
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La pré-éclampsie est une maladie qui survient dans environ 5% des grossesses en France. Si elle n’est pas traitée à temps, elle peut menacer la vie de la mère et de l’enfant. Des chercheurs de l’Université de Tel Aviv, en Israël, ont découvert de nouveaux biomarqueurs qui permettent de diagnostiquer la maladie tôt, au cours de la grossesse. Les résultats de l’étude sont publiés dans la revue en ligne Scientific Reports

Des complications qui peuvent être fatales 

La pré-éclampsie survient soudainement au cours de la grossesse. Elle se caractérise par une hypertension artérielle brutale et une atteinte rénale avec apparition de protéines dans les urines. Mais elle peut également apparaître plus tard, soit avant l’accouchement ou même après. 

Cette maladie est responsable d’un tiers des naissances de grands prématurés en France. Elle est aussi la cause de décès maternels. L’enjeu principal de cette pathologie est donc de la traiter à temps.

Un biomarqueur dans le sang 

Jusqu’ici, les médecins évaluaient le risque de pré-éclampsie en se référant aux grossesses antérieures et à la pression artérielle. Mais la pré-éclampsie survient dans 70% à 75% des cas lors d’une première grossesse. 

Les scientifiques ont donc cherché un biomarqueur qui apparaitrait dans le sang dès le premier trimestre de grossesse, avant même l’apparition de l'élévation tensionnelle et de la protéinurie. Pendant six ans, ils ont analysé les échantillons de sang de milliers de femmes enceintes prélevés au cours de leur premier trimestre de grossesse. 

Les chercheurs ont ainsi identifié un profil de petites molécules ARN ou "micro-ARN" (présentes dans toutes les cellules de l’organisme, elle servent à produire des protéines) qui est différent chez les femmes ayant déjà eu une pré-éclampsie, et chez les femmes ayant passé leur grossesse en bonne santé.

Bientôt un test sanguin précoce ? 

On peut ainsi espérer que dans quelques temps, une simple prise de sang au premier trimestre de grossesse permettrait de détecter une pré-éclampsie et préserver ainsi la santé de la mère et du bébé. 

Aujourd’hui, la plupart des tests sont réalisés au troisième trimestre. Or c'est justement au troisième trimestre que la maladie évolue rapidement, avec des risques d'hémorragie cérébrale, d'insuffisance rénale ou de décollement placentaire. 

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