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QUESTION D'ACTU

Découverte scientifique

Les souris aussi ressentent de l'anxiété

Des chercheurs américains ont trouvé des cellules de l’anxiété dans le cerveau de rongeurs. Elles déclenchent des réactions de stress chez l’animal. Si cette découverte est étonnante, c'est que ces cellules pourraient aussi se trouver chez l’homme et mener jusqu'à un nouveau traitement.

Les souris aussi ressentent de l'anxiété sevendeman/epictura

  • Publié 01.02.2018 à 18h15
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C’est, pour certains, le mal du siècle : le stress ! Souvent lié à la vie professionnelle, il peut tout aussi bien être lié à des causes personnelles. Mais être anxieux peut être dangereux pour la santé et peut causer des problèmes cardiaques, des troubles du comportement alimentaire, de la fatigue, etc. Comprendre les origines du stress est l’un des enjeux scientifiques d’aujourd’hui. Des équipes du centre médical de l’université de Columbia et de l’université de Californie aux Etats-Unis ont travaillé sur l’anxiété. Ils ont découvert qu’une "cellule de l’anxiété" existe chez la souris. Leurs résultats sont publiés sur le site Science Daily. 

Des signaux envoyés à d’autres parties du cerveau 

La cellule de l’anxiété est présente dans l’hippocampe de la souris. Cette partie du cerveau sert notamment à la mémoire et au repérage dans l’espace. Les scientifiques se sont rendus compte que ces cellules s’activent lorsque la souris est stressée. "Pour une souris, c’est lorsqu’elle est dans un espace ouvert, exposée aux prédateurs ou alors sur une plateforme surélevée", explique Rene Hen, professeur de psychiatrie à l’Université de Columbia. Ces cellules envoient des signaux à d’autres parties du cerveau, ce qui déclenche des comportements d’anxiété chez le rongeur. C’est la première étude qui trouve des cellules qui sont directement liées à l’anxiété quel que soit l'élément déclencheur.

Une cellule potentiellement présente chez l’homme

Selon Rene Hen, si cette cellule existe chez la souris, elle existe aussi probablement chez l’homme. Si c’est le cas, cela pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements thérapeutiques: "S’il y a sur ces cellules, un récepteur particulier qui les distingue des autres, alors il est peut-être possible de fabriquer un nouveau médicament pouvant réduire l’anxiété."

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