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QUESTION D'ACTU

Euthanasie

10 à 20 meurtres : le « diacre de la mort » tuait des personnes âgées en leur injectant de l’air

Considéré comme le « diacre de la mort » par les médias locaux, un Belge de 61 ans est accusé d'avoir tué 10 personnes âgées au moins, dont sa propre mère, par injection d'air dans les veines. Pour lui, de simples euthanasies.

10 à 20 meurtres : le « diacre de la mort » tuait des personnes âgées en leur injectant de l’air belchonock/epictura

  • Publié 26.01.2018 à 16h02
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Ivo Poppe, ancien infirmier, devenu pasteur ordonné, a été arrêté en 2014 lorsqu’il a avoué à son psychiatre avoir euthanasié une dizaine de personnes âgées en leur injectant de l'air dans les veines : ceci provoque une embolie gazeuse fatale. L’affaire a été jugée cette semaine.
Le premier jour du procès, il a avoué avoir tué « entre 10 et 20 personnes... 20 maximum. C'est approximatif mais c'est autour de ce nombre ». L’injection d’air dans les veines ou les artères provoque une embolie gazeuse potentiellement fatale. Cela se produit lorsqu'une ou plusieurs bulles d'air provoquent un blocage dans les système vasculaire. Ces bulles peuvent atteindre le cerveau, le cœur ou les poumons, selon la voie d’injection, et entraîner un accident vasculaire cérébral, une crise cardiaque ou une insuffisance respiratoire. 

Il « faisait justice » pour eux

Les symptômes liés à l’embolie gazeuse provoquée par Ivo Poppe ne sont pas différents des signes d'embolies d’un autres types. Le meurtre n’est donc le plus souvent pas évoqué, en particulier chez les personnes âgées qui ont de nombreuses causes potentielles d’embolies.
Le tableau de l’embolie gazeuse comprend une difficulté à respirer, une confusion ou une perte de conscience, une hypotension, une coloration bleue de la peau et une douleur dans les articulations, la poitrine ou les muscles. Le traitement implique une action du médecin pour réduire l'embolie gazeuse et son absorption dans la circulation sanguine sans dommage.
Selon les rapports, M. Poppe a d'abord fait des aveux partiels au cours de l'enquête, disant qu'il agissait « avec compassion » pour ceux qui étaient en phase terminale. La Belgique jouit pourtant d’une juridiction ouverte sur la question de l’euthanasie. Les malades incurables peuvent demander l'approbation d'une euthanasie avec la preuve d'une condition « incurable », mentale ou physique, qui provoque une souffrance « constante et insupportable ».

S'il est coupable, Ivo Poppe sera l'un des tueurs en série les plus meurtriers de l'histoire de la Belgique.

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