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QUESTION D'ACTU

Budget hospitalier

Déficit des hôpitaux publics : les médecins libéraux dénoncent un coup de com

La fédération hospitalière de France publie un communiqué alarmant sur l’état des finances hospitalières en France. Elle appelle le gouvernement à réagir. Les syndicats de médecins libéraux dénoncent de fausses accusations.

Déficit des hôpitaux publics : les médecins libéraux dénoncent un coup de com Mark Thomas/REX Shutter/REX/SIPA

  • Publié 18.12.2017 à 19h21
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Les caisses des hôpitaux sont vides. Le président de la fédération hospitalière de France (FHF) a publié un communiqué en guise de cri d’alarme. Le déficit pour 2017 serait de 1,5 milliard d’euros. Un seuil jamais atteint. En comparaison, il s’élevait à 470 millions d’euros en 2016. Pour Frédéric Valletoux, président de la FHF, cette situation est due à deux choses: les nombreux plans d’économie et l’absence de réformes structurelles.

Des réformes vitales

« Des réformes structurelles et financières désormais vitales », le président de la FHF appelle le gouvernement à agir. Pour lui, les plans annuels d’économie (environ 3 milliards d’euros sur 3 ans) ont eu un impact sur la dégradation des comptes des hôpitaux.
L’activité de ceux-ci aurait été moins élevée que ce qui avait été planifié, or c’est sur cette estimation que les tarifs d’hospitalisation ont été construits. Mais quand on compare les dépenses hospitalières en France par rapport aux autres pays, on constate que la part des dépenses hospitalières (41%) est supérieure à la moyenne de l’UE-15 (38%).

Les médecins de ville réagissent

Frédéric Valletoux cible les médecins de ville. Il affirme que « le gouvernement envisage, pour la troisième année consécutive de faire payer aux hôpitaux le dynamisme des dépenses de ville. » Il accuse notamment une mauvaise estimation du coût de la convention médicale, qui concerne les professionnels de santé libéraux.
La confédération des syndicats médicaux français a réagi dans la journée. Son président, le Dr Jean-Paul Ortiz, évoque une « affirmation gratuite » et rappelle que les hôpitaux publics et la convention médicale sont séparés, aussi bien en termes d’objectifs de dépense que de budgets. D’autre part, la medicine de ville a déjà absorbé une large art des transferts de l’hôpital : chaque année, les prescriptions hospitalières exécutées en ville (PHEV) contribuent à grignoter la moitié de l’augmentation de l'ONDAM de ville.
Et le développement de l’activité ambulatoire de l’hôpital, en particulier en chirurgie, a entrainé une plus grande sollicitation des médecins de ville. D’après le Dr Jean-Paul Ortiz, on ne peut exhorter indéfiniment les médecins libéraux à assurer le virage ambulatoire sans leur en donner les ressources nécessaires ! 

La FHF appelle, elle, à un dégel des soldes de crédits et demande une série de réformes structurelles : assouplissement des modes de gestion interne, réforme du financement du système de santé ou encore la relance de l’investissement dans les hôpitaux.

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