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QUESTION D'ACTU

Apnée du sommeil

Apnée du sommeil : danger pour toute la famille

Votre enfant ronfle, il tient probablement ça de son père, mais vous trouvez malgré tout que votre progéniture reste la plus belle des choses quand elle dort ! Mais attention, chez l’enfant aussi, le ronflement peut cacher une maladie plus sérieuse.

Apnée du sommeil : danger pour toute la famille isomorpho/epictura

  • Publié 20.10.2017 à 08h00
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La France compte 15 millions de ronfleurs, dont 3 millions souffrent d’une maladie qui oblige 600 000 d’entre eux à passer leurs nuits en portant un masque branché à un respirateur. Chez l’enfant, ce serait 5 % d’entre eux qui seraient touchés.

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

Cette maladie, qui possède toutes les caractéristiques d’un vrai problème de santé publique et dont, de façon surprenante, on parle peu, s’appelle l'apnée du sommeil. De gros ronfleurs qui arrêtent brusquement de respirer, gardent la bouche ouverte quelques secondes, puis reprennent bruyamment leurs ronflements.

Dans certains cas, cet arrêt se produit deux cent fois par nuit, pendant 45 secondes : deux heures et demi sans respirer qui expliquent la fatigue du lendemain. Les apnées sont aujourd’hui une cause sérieuse de maladie de cœur et d’accidents de la route par assoupissement, la troisième cause après la vitesse et l’alcool. Une étude allemande a eu recours à un simulateur, une sorte de jeu vidéo qui permet de mettre en condition de conduite monotone pendant 60 minutes, avec une vitesse moyenne virtuelle de 100 km/h, avec des conditions climatiques et des obstacles variés. Les résultats montrent tout d'abord que les apnéiques non traités ont en moyenne près de 3 accidents dans ces séances de conduite simulée, et que 13 fois, ils ont commis une faute de concentration.

C’est simple de savoir si l’on souffre d’apnée du sommeil, d’abord si l’on a la chance de vivre en couple. Ensuite, ces apnées touchent quasi exclusivement les gens trop gros avec une hypertrophie des amygdales. En cas d’embonpoint et de fatigue anormale, en particulier l’après-midi, il faut faire enregistrer son sommeil, lors d’une nuit à l’hôpital, pour avoir la certitude du diagnostic.

Il n’existe pas de médicaments pour régler le problème

Un perte de poids est la première chose à faire, mais elle est souvent difficile à obtenir.

Chez l’enfant, on peut parfois proposer de retirer ces amygdales trop grosses (on enlève chirurgicalement les amygdales et les végétations).

Chez l’adulte, le seul traitement est de porter la nuit un masque nasal fixé avec des sangles, relié à une petite machine. L’air comprimé que l’on inspire permet d’éviter que les parois de l’arrière-gorge se rejoignent et entraînent un arrêt respiratoire. Le sommeil devient paisible, grâce à cette machine qui assure un débit d’air continu. L'étude allemande en a étudié les effets sur la conduite. Et les résultats sont clairs : non seulement l'attention et le niveau d'alerte s'améliorent en 6 semaines, mais surtout, les performances de conduite précèdent ces améliorations. La fréquence des accidents diminue considérablement dès le début du traitement, moins de 1 accident à 42 jours, comme celle des fautes de concentration, moins de 5 au lieu de 13 avant traitement.

Mal acceptée au début par les malades, elle devient vite indispensable. Quant à la vie  de couple, qui est souvent le premier frein à la décision, il faut savoir que la machine est infiniment moins bruyante que les ronfleurs. La plupart du temps, ces nuits sans sommeil se traduisent d’ailleurs par, lorsque c’est possible, la traditionnelle chambre à part de la soixantaine qui, elle non plus, ne favorise pas la vie de couple. Un apnéïque est quelqu'un de fatigué ; donc piètre compagnon. Quelques nuits passées branché à la machine suffisent généralement à redonner une certaine vigueur !

Comme les médicaments, cette machine peut être partiellement remboursée par l’Assurance maladie. La demande est réalisée par le médecin qui prescrit la machine. Le remboursement ne peut avoir lieu que si l’appareil est utilisé tous les jours et si le traitement s’avère réellement efficace.

L’appareil pourra être relié à un poste de « télé observance » qui permettra de connaître les heures de fonctionnement et donc de décider de la poursuite du remboursement. La première illustration pratique de la médecine responsable de demain ?

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