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QUESTION D'ACTU

Apparue en 2013

Zika : les microcéphalies seraient liées à une seule mutation

Une mutation génétique apparue en 2013 aurait conféré au virus Zika la capacité de perturber le neurodéveloppement des fœtus. 

Zika : les microcéphalies seraient liées à une seule mutation  Felipe Dana/AP/SIPA

  • Publié 02.10.2017 à 18h07
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Les ravages de Zika chez des milliers de nouveau-nés seraient liés à une seule mutation du virus. Cette modification apparue en 2013 a transformé ce pathogène inoffensif en un virus redouté dans le monde entier, selon des travaux parus dans Science la semaine dernière.

Ce cousin de la dengue et du chikungunya a surgi pour la première fois en Afrique à la fin des années 1940. Responsable de quelques épidémies sur ce continent puis en Asie des décennies plus tard, le virus Zika n’avait jamais révélé son côté obscur.


Microcéphalie et malformations cérébrales

Ce n’est qu’en 2013 lors d’une importante épidémie en Polynésie française que les conséquences du virus Zika apparaissent. L’archipel du Pacifique qui compte à peine 270 000 habitants recense plus de 32 000 malades. Une quarantaine d’entre eux ont été atteints du syndrome de Guillain-Barré (une paralysie temporaire) et 18 enfants nés de mères infectées ont présenté des malformations congénitales, dont la microcéphalie.

Une explosion de cas de microcéphalie est ensuite constatée en 2016 au Brésil, en Colombie et dans tous les territoires où Zika se répand. Jusqu’alors, le monde scientifique ne savait pas expliquer pourquoi ce virus était devenu si dangereux. Mais une étude réalisée par l’Académie chinoise des Sciences et l’université de Pékin permet de percer le mystère.


Sept mutations suspectées

En comparant la souche de Zika responsable de l’épidémie de 2016 à celle ayant circulé au Cambodge en 2010, les chercheurs ont identifié sept mutations. Toutes semblent susceptibles de provoquer les dommages neurologiques observés chez les enfants exposés in utero au virus. Néanmoins, l’une d’entre elles, la mutation S139N, confère à Zika une plus grande virulence et une capacité à endommager le cerveau de fœtus de souris. Des expérimentations réalisées sur des cellules humaines confirment que cette mutation donne à Zika le pouvoir de détruire les neurones des fœtus.

L’arbre généalogique de virus a permis d’établir que cette mutation était survenue au cours de l’année 2013, soit au moment de l’épidémie en Polynésie.

A l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin ni traitement pour prévenir l’infection et ses conséquences désastreuses chez les bébés.

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