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QUESTION D'ACTU

Campagne d’information

Recours aux génériques : les Français partagés sur les maladies graves

Près de trois quarts des Français sont ouverts aux médicaments génériques lorsqu’ils sont malades. Ils ont la confiance des patients, mais aussi des médecins.

Recours aux génériques : les Français partagés sur les maladies graves Remains/Epictura

  • Publié 22.09.2017 à 12h21
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« Devenir générique, ça se mérite ». La campagne d’information sur les médicaments génériques, lancée en 2016 par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie, semble porter ses fruits. Alors que la seconde campagne débute ce vendredi, les baromètres de confiance* sont tous dans le vert.

Les patients se montrent en effet de plus en plus ouverts à l’utilisation des génériques lorsqu’ils sont malades. Pour les affections classiques, 73 % des Français interrogés s’y déclarent aujourd’hui favorables. Pour les maladies chroniques, les patients sont encore attachés aux marques : seuls 58 % son prêts à passer au générique. Ils n’étaient cependant que 52 % en 2016.

Les médecins aident aussi

Cette évolution favorable, aidée par les campagnes d’information, est sans doute aussi due à l’implication des médecins généralistes. Trois quarts d’entre eux sont prêts à en prescrire, ce qui est mieux qu’en 2016 : ils n’étaient alors que deux tiers (68 %).

Les sondages effectués montrent aussi que le dialogue entre praticiens et patients s’est ouvert. Trois médecins sur quatre en parlent régulièrement avec ses patients, et un patient sur cinq déclare en parler avec son médecin.

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Efficacité préservée

Les raisons justifiant le recours au générique semblent également être bien intégrées. Le grand public, en majorité (58 %), sait que ces médicaments  sont fabriqués selon les mêmes réglementations, et comprend le bénéfice économique pour l’Assurance maladie. De leur côté, les médecins sont désormais 75 % à être convaincus qu'ils peuvent aussi être utilisés pour des maladies graves comme le cancer.

« La démonstration de la bioéquivalence signifie que le médicament générique se comporte exactement de la même manière que le médicament d’origine dans l’organisme humain. Ils ont donc la même efficacité et la même probabilité d’avoir ou non des effets secondaires », rappelle ainsi le Pr Stéphane Mouly, du département de médecine interne de l’hôpital Lariboisière, à Paris.

Plus de 8 médicaments sur 10

L’effort d’information et d’encouragement de la part des autorités sanitaires se traduit dans les prescriptions : 45 % d’entre elles concernent les génériques en 2016, contre 43 % deux ans auparavant.

Les pharmaciens arrivent en deuxième ligne : ils peuvent remplacer, sauf mention contraire, une prescription de princeps – la marque commerciale – par un médicament générique. Et le taux de substitution est en augmentation, lui aussi. Pour les 5 premiers mois de l’année 2017, il s’établit à 84 %, très légèrement au-dessous des objectifs pour l’année, fixés à 86 %.

Un effort à poursuivre

Malgré tous ces bons résultats, et pour atteindre les objectifs, l’Assurance maladie souhaite continuer l’effort d’information, via les sites internet d’Ameli et www.medicaments.gouv.fr, sur les réseaux sociaux, mais aussi chez les médecins et dans les pharmacies.

Depuis ce vendredi, une plateforme de questions/réponses est ouverte, pour dialoguer avec des professionnels de santé. Des quiz et des vidéos pédagogiques sont également mis en lignes. Enfin, des spots seront diffusés à la télévision, et à la radio à partir du 14 octobre.

Les médicaments génériques sont en moyenne 30 % moins chers que les princeps. Chaque année, leur utilisation permettrait d’économiser 1,3 milliard d’euros.

 

(*) Baromètres des connaissances, perceptions et pratiques du public et des professionnels de santé (médecins généralistes et pharmaciens d’officine) à propos des médicaments génériques (2016 et 2017) - Institut BVA pour la Cnamts.
Baromètre BVA 2017 : 87 % des personnes utilisant plutôt des médicaments génériques disent ne pas avoir rencontré de problèmes particuliers, contre 83 % des personnes utilisant plutôt des médicaments d’origine.

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