Publicité

QUESTION D'ACTU

Maladie

Homme-arbre : un Palestinien opéré à Jérusalem

Mohammed Taluli, 42 ans, vivait depuis 10 ans avec la maladie, qui avait colonisé sa main. Il n’osait plus sortir de chez lui.

Homme-arbre : un Palestinien opéré à Jérusalem Hadassah Ein Kerem Medical Center

  • Publié 01.09.2017 à 16h49
  • |
  • |
  • |
  • |


Une équipe médicale de l’hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem a mené à bien une opération délicate. Elle a opéré un « homme arbre ». La main de Mohammed Taluli, un résident de la bande de Gaza, avait été totalement colonisée par des verrues.

L’intervention a fonctionné : les chirurgiens ont retiré les lésions, et ont réalisé des autogreffes de peau pour recouvrir les plaies et restaurer l’apparence et la fonctionnalité de la main.

Une maladie très rare…

Le Palestinien de 42 ans souffre d’épidermodysplasie verruciforme, ou syndrome de Lutz-Lewandowsky. C’est une affection cutanée extrêmement rare, qui ne toucherait que quelques centaines de personnes dans le monde. Elles présentent une sensibilité particulière au papillomavirus, et développent des verrues squameuses, notamment sur les zones du corps exposées au soleil et aux extrémités, particulièrement au niveau des mains. Comme ces verrues ressemblent à des écorces, les patients sont surnommés "hommes-arbres".

Aucun traitement efficace n’a pour l’instant été identifié, et la seule action possible reste la chirurgie, qui se contente de retirer les verrues douloureuses, handicapantes et très stigmatisantes.

« L’idée était de prévoir un plan qui minimise le risque d’un retour des lésions, explique à Jewish Press le Dr Shai Luria, l’un des chirurgiens impliqués dans l’intervention. Il était également important de préparer le terrain pour l’équipe de dermatologues. »

Ce sujet vous intéresse ? Venez en discuter sur notre forum !

… et handicapante

Ils ont donc retiré précautionneusement toute la peau de la main, avant de la recouvrir de greffons prélevés ailleurs sur le corps du patient.

« En plus d’être douloureuse, la maladie est particulièrement dangereuse, car elle peut facilement évoluer vers le cancer, poursuit le Dr Michael Chernofsky, chirurgien spécialiste de la main à l’hôpital Hadassah, et qui a dirigé l’opération. M. Taluli ne pouvait plus bouger la main. »

Mis à l’écart de la société

Le patient s’était éloigné de toute vie sociale depuis des années, évitant toute situation qui aurait pu l’amener à montrer sa main. « Il gardait sa main constamment couverte », ajoute le chirurgien.

« J’ai souffert de cette maladie pendant presque 10 ans, confie Mohammed Taluli. Après des années à vivre dans la honte et à rester à la maison, incapable de travailler et de mettre ma main à la vue des gens, on m’a enfin donné un peu d’espoir de retrouver ma vie telle qu’elle était ».

En décembre 2016, un Bangladais de 26 ans, Abul Bjandar, souffrant de la même affection, avait lui aussi été opéré, grâce à des dons. Les chirurgiens avaient retiré 5 kg d’excroissances. Les médecins avaient alors précisé que rien ne garantissait que les verrues ne reviendraient pas.

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

Publicité

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES

Publicité