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QUESTION D'ACTU

Retour d'expérience

Attentats : tous les médecins seront formés aux soins militaires

Les témoignages de médecins intervenus à Paris et Nice ont aidé à la mise en place de mesures pour mieux prendre en charge les victimes d'attentats.

Attentats : tous les médecins seront formés aux soins militaires GEAI LAURENCE/SIPA

  • Publié 27.07.2017 à 12h59
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Plus d’un an après les attentats de Paris et de Nice, les médecins, les hôpitaux et les pompiers restent marqués par l’horreur. Dans The Lancet, ils reviennent sur ce qu’ils ont vécu et dû mettre en place dans l’urgence. Un retour d’expérience qui permet également de présenter des mesures à mettre en œuvre dans les prochains mois ou années pour être mieux préparés à la menace terroriste.

« L’adaptabilité des plans, la transposition des techniques de soins militaires dans le contexte civil, les exercices de simulation ainsi qu’une coopération étroite avec les forces de sécurité sont à la base du dispositif qui doit couvrir l’ensemble du territoire français », explique un communiqué de l’AP-HP.

Dans ce cadre, la formation des médecins et des étudiants aux techniques de soins aux victimes d’attentats sera renforcée. Dès la rentrée prochaine, les étudiants en médecine seront formés à ces soins si particuliers tels que la pose d’un garrot ou de pansement compressifs.
Ces cours seront également étendus aux médecins généralistes. « La réponse médicale aux actes terroristes doit être intégrée à la formation initiale de tous les médecins », ajoutent les auteurs de cet article. Ainsi tous les soignants – du dentiste aux pharmaciens – devront obtenir une « attestation de formation aux gestes et soins d'urgence », précise Le Généraliste.


Limiter les dégâts

« Il est aussi nécessaire de compléter la formation des équipes hospitalières sur certains points tels que la prise en charge d’un grand nombre de victimes pédiatriques, ou encore la réponse à l’utilisation d’armes chimiques qui peuvent produire de très nombreuses victimes », ajoutent les auteurs de l’article. Ils estiment également que l’ensemble des équipes de bloc opératoire, qu’elles soient dans les grands hôpitaux ou non, doit maîtriser le principe chirurgical du « damage control ». Cette technique militaire consiste à réaliser une chirurgie d’urgence pour stopper l’hémorragie pour réintervenir un jour plus tard.

Les médecins indiquent également que des progrès doivent être réalisés sur le terrain, notamment en termes d’identification des victimes et d’information délivrée aux proches. La prise en charge psychologique des victimes a aussi été adaptée afin d’aider un plus grand nombre de personnes le plus tôt possible et prévenir l’apparition du syndrome de stress post-traumatique.

 

Regardez l'émission L'invité Santé du 31 janvier 2016 avec le Pr Denis Safran, médecin-chef de la BRI, le premier médecin à avoir pénétré dans le Bataclan le 13 novembre 2015.

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