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Sondage Odoxa

Automédication : un Français sur quatre sous-estime les risques

Après le décès d'une adolescente lié à un abus de codéine, les Français souhaitent que certains médicaments soient soumis à ordonnance. 

Automédication : un Français sur quatre sous-estime les risques macinlondon/epictura

  • Publié 23.06.2017 à 13h04
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Rhumes, maux de tête, douleurs musculaires… Pour soigner ces petits bobos du quotidien, 20 % des Français optent pour l’automédication, rapporte un sondage Odoxa pour Le Figaro, France Inter et la MNH paru ce jeudi 22 juin (1).

Mais la mort de Pauline, adolescente de 16 ans, en mai dernier, remet quelque peu en question l’accès à certains médicaments disponibles sans ordonnance. La jeune fille détournait des médicaments à base de codéine dans un but récréatif. Depuis le début de l’année, 5 adolescents auraient été victimes d’une intoxication après avoir consommé ces cocktails à base de codéine, de sirop contre la toux et de soda, surnommés « Purple drank ». Deux en sont morts.


Limiter le détournement

Un drame dénoncé par la mère de Pauline via une pétition sur Change.org signée par plus de 49 000 internautes. L’alerte relayée par les médias a été entendue par deux tiers des Français, rapporte le sondage Odoxa.

Ils sont autant à souhaiter que les médicaments pouvant être détournés soient soumis à une prescription, quitte à contraindre les Français à aller consulter leur médecin. Les 65 ans et plus sont plus de 77 % à être favorables à cette restriction.
En revanche, les 18-24 ans sont plus réticents à cette idée. Un peu moins de la moitié pense que les médicaments pouvant être utilisés comme drogue ne doivent pas à être soumis à ordonnance.

 

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Méconnaissance des dangers

Cette opposition s’explique peut-être par la méconnaissance des risques de ces médicaments en libre accès. En effet, selon le sondage, un quart des Français pense que ces produits sont sans danger ou contre-indication. Pour 35 % des personnes interrogées, les dangers liés à ces médicaments n’apparaîtraient qu’à haute dose, et 40 % estiment que les risques sont trop rares pour justifier une ordonnance.

Pourtant, tout médicament peut engendrer des effets indésirables. Le paracétamol, la molécule la plus consommée en France, peut engendrer des lésions irréversibles du foie, notamment s’il est associé à de l’alcool. Ce médicament, qui peut sembler anodin, est l’une des principales causes d’intoxication, et le premier motif de greffe de foie pour hépatite aiguë grave.

De même, l’aspirine et l’ibuprofène, présents dans tous les foyers français, peuvent provoquer une hémorragie digestive. Après le paracétamol, ces deux médicaments sont les plus fréquemment impliqués dans des cas d’intoxication médicamenteuse. Ces risques sont encore plus importants chez les personnes polymédiquées, comme les personnes âgées. 

 

(1) Sondage réalisé les 14 et 15 juin 2017 par l’institut Odoxa auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.

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