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QUESTION D'ACTU

E. Coli

Steaks contaminés : trois ans de prison ferme requis contre les fabricants

Deux anciens dirigeants de la société SEB risquent quatre ans de prison, dont trois fermes, dans l'affaire des steaks hachés contaminés par la bactérie E. coli.

Steaks contaminés : trois ans de prison ferme requis contre les fabricants DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 08.06.2017 à 18h08
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Ils devront peut-être purger quatre ans de prison, dont trois fermes. Guy Lamorlette et Laurent Appéré sont accusés de « blessures involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité » et « tromperie sur une marchandise entraînant un danger ». Devant le tribunal correctionnel de Douai (Nord), le procureur a requis une peine lourde. Les deux anciens dirigeants de SEB ont fourni des steaks contaminés par la bactérie E. coli à l'enseigne de hard-discount Lidl.

18 personnes ont été intoxiquées par ces produits souillés en juin 2011. Des enfants pour la plupart, selon l’Agence régionale de santé Nord-Pas-de-Calais. L'un d'entre eux, Nolan, aujourd’hui âgé de 8 ans, a été atteint de manière particulièrement sévère. Il souffre aujourd'hui de lésions neurologiques graves qui limitent sa motricité à 10 %, ainsi que son développement intellectuel.

Nolan n’est pas la seule victime à garder des séquelles de la contamination. D’autres ont développé un syndrome hémolytique et urémique, une atteinte rare en France, et souvent liée à l’alimentation, et souffrent aujourd’hui d’insuffisance rénale.

Une lourde responsabilité

C'est bien le manque de contrôle sanitaire qui vaut cette réquisition aux deux anciens dirigeants. « Donner à manger un aliment de base à des millions de Français, c'était une lourde responsabilité, a lancé le procureur Jean-Baptiste Miot, cité par Le Parisien. On espérait qu'une organisation, une vigilance, des contrôles sinon accrus, au moins minimum, soient observés alors que les risques sont parfaitement connus ».

Guy Lamorlette et Laurent Appéré auraient changé les normes de contrôle sanitaire lorsqu'ils étaient en poste, sans en informer les services vétérinaires. Au lieu de vérifier systématiquement tous les lots, issus de viande et de carcasses, ils avaient décidé de procéder à des contrôles aléatoires. Un assouplissement unilatéral des règles, qui avait permis à la bactérie E. coli 0157H7, la souche responsable de la contamination, de passer entre les mailles du filet.

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