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Médecine alternative

Hypnose : les applications médicales reconnues

De mieux en mieux reconnue, l’hypnose est maintenant largement utilisée pour le contrôle de la douleur, l’anesthésie et la désensibilisation.

Hypnose : les applications médicales reconnues Wavebreakmedia/Epictura

  • Publié 13.05.2017 à 12h59
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  • Mise à jour le 13.05.2017 à 14h55
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L’hypnose a désormais son ticket d’entrée dans les services hospitaliers français, et a intégré les techniques médicales alternatives reconnues.

Depuis le 10 mai dernier et jusqu’à ce samedi, elle fait d’ailleurs l’objet d’un congrès à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où des médecins généralistes, des psychiatres ou encore des radiologues de plusieurs pays se sont réunis à l’appel de la Confédération francophone d’hypnose et de thérapies brèves.

Mais à quoi sert cet mise dans un état altéré de conscience, et dans quels cas est-elle officiellement reconnue ? Dans un rapport rendu en 2015 à la Direction générale de la santé, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a relevé trois applications reconnues.

Hypno-analgésie

Elle peut être utilisée pour la gestion de la douleur. Il s’agit de l’hypno-analgésie, qui permet de contrôler les symptômes de certaines maladies, avec parfois des résultats plus convaincants que les traitements standard.

Dans le syndrome du côlon irritable, elle permet par exemple de réduire les douleurs abdominales dont souffrent les patients.

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Chirurgie

Mais c’est surtout en complément des anesthésies que son efficacité est la mieux reconnue. Chez le dentiste, pour des biopsies ou des interruptions de grossesse, elle est utilisée pour réaliser des chirurgies sans anesthésie générale. L’Institut Curie (Paris) l’utilise d’ailleurs depuis 2011 dans le traitement des cancers du sein.

« L’hypno-sédation est possible dans les chirurgies pour lesquelles les techniques actuelles permettent une analgésie suffisante, résumait en 2015 le Dr Aurore Marcou, anesthésiste à l’Institut Curie. Elle combine une analgésie de la région opérée, une sédation intraveineuse et une mobilisation de la conscience par l’hypnose. Cette technique est là pour éviter d’utiliser des hypnotiques ; cela permet de faire des chirurgies éveillé, mais de placer la conscience dans un lieu de sérénité pour le confort du patient. »

Une forme particulière d’hypnose, l’EMDR, se montre aussi plus efficace qu’une psychothérapie traditionnelle dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique. Utilisée dans le cadre d’une thérapie cognitivo-comportementale, cette méthode permet d’associer à un événement négatif une pensée positive. Elle améliore les symptômes dès la première séance.

Des pratiques à encadrer

L’hypnose fonctionne donc bien, au moins pour ces applications. Et elle présente, en plus, deux avantages non négligeables : elle limite le recours au médicaments, et ne donne que très peu d’effets secondaires identifiés.

Reste à mieux encadrer la formation et les pratiques, pour les limiter à des indications reconnues et scientifiquement prouvées. « Il y a des règles déontologiques très strictes, sauf que l’enseignement de l’hypnose est aléatoire, avait déclaré à Pourquoidocteur Bruno Falissard, directeur de recherche à l’Inserm, au moment de la sortie du rapport. Il y a une tache sombre à corriger, comme pour la plupart des soins dits non conventionnels. Néanmoins, si l’on fait attention à ces aspects déontologiques, ces effets indésirables restent très faibles. »

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