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Cognition

La course d'endurance a des effets positifs sur le cerveau

Les sportifs d'endurance ont plus de connexions neuronales que les sédentaires, selon des chercheurs de l'université d'Arizona.

La course d'endurance a des effets positifs sur le cerveau ridofranz/epictura

  • Publié 15.12.2016 à 19h18
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Un esprit sain dans un corps sain. Encore une fois la science donne raison à l’adage bien connu. Une étude publiée dans Frontiers in Human Neuroscience montre que les coureurs ont un plus grand nombre de connexions neuronales dans le cerveau que les sédentaires. Une nouvelle bonne raison d’ajouter le jogging du dimanche sur sa liste de résolution de fin d’année.

Les chercheurs de l’université d’Arizona sont parvenus à cette conclusion en comparant le cerveau d’une vingtaine d’étudiants de corpulence similaire et de niveau d’étude équivalent : 11 sportifs d’endurance âgés de 18 à 25 ans et 11 étudiants préférant leurs chaussons à leurs baskets.

Pour ce faire, les volontaires ont passé des examens par imagerie par résonnance magnétique (IRM). Les résultats des scanners montrent que les coureurs ont un plus grand nombre de connexions entre leurs neurones, notamment dans la région du cortex préfrontal impliqué dans la prise de décision, les capacités de planification et à se concentrer sur plusieurs tâches à la fois.


Bénéfices sur le long-terme

Au vu de ces résultats, les auteurs indiquent que la course à pied pourrait avoir les mêmes effets bénéfiques sur le cerveau que de jouer d’un instrument de musique ou de pratiquer des sports qui demandent de coordonner ses pieds et ses mains. « Ces activités jugées comme répétitives impliquent en réalité des fonctions cognitives complexes, ce qui a des effets positifs sur le cerveau », souligne le Pr David Raichlen, co-auteur de l’étude.

Les chercheurs souhaitent maintenant déterminer si ces nombreuses connexions neuronales ont un effet bénéfique sur le cerveau sur le long-terme. « Les zones cérébrales dans lesquelles nous avons vu un nombre important de connexions sont aussi les régions impactées avec l’âge, indique le Pr Gene Alexander, co-auteur de l’étude. Ainsi, on peut se demander si être une personne active au début de l’âge adulte peut potentiellement être bénéfique et peut être offrir une certaine résilience contre les effets de l’âge et la maladie ».

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