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Campylobacter

Syndrome de Guillain-Barré : surveiller la cuisson des volailles

Des chercheurs américains ont découvert qu'une bactérie fréquemment retrouvée dans les volailles mal cuites peut provoquer le syndrome de Guillain-Barré.

Syndrome de Guillain-Barré : surveiller la cuisson des volailles AndreyPopov/epictura

  • Publié 12.12.2016 à 17h33
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Les Fêtes arrivent à grands pas. Outre les cadeaux qu’il faut acheter et emballer, le repas de Noël et du Réveillon sont, eux aussi, dans toutes les têtes. Chapon, pintade, poulet ou encore canard… Impossible de ne pas saliver en les imaginant dorer dans le four… Et justement, si vous voulez passer des Fêtes de fin d’année sans encombre, faites très attention à la cuisson. Une étude publiée dans Journal of Autoimmunity a, en effet, montré que les volailles mal cuites peuvent entraîner le syndrome de Guillain-Barré, en raison de la persistance d’une bactérie.

Ce syndrome est une complication neurologique qui provoque une paralysie progressive et temporaire. Cette affection rare survient généralement après une infection bactérienne ou virale, comme le virus Zika ou la grippe.

Un lien entre ce syndrome et des bactéries présentes dans les volailles et le bétail, les Campylobacters, est aussi suspecté depuis longtemps. Cet agent pathogène, responsable d’infections intestinales, a infecté plus de 6 000 personnes en France l’an dernier. Des cas de gastroentérites et, potentiellement, des cas de syndrome de Guillain-Barré, qui pourraient être évités si les aliments étaient cuits correctement, suggèrent les chercheurs de l’université d’Etat du Michigan.


Des bactéries résistantes aux antibiotiques

Pour aboutir à ces conclusions, les scientifiques ont conçu des modèles animaux pour étudier la survenue de cette complication post-infectieuse, ainsi que l’effet des traitements antibiotiques. A l’aide de ces différents modèles, ils ont découvert que le syndrome de Guillain-Barré était provoqué par une bactérie Campylobacter porteuse d’une mutation particulière. « Le résultat inquiétant de nos travaux est que la grande majorité de ces souches sont résistantes aux antibiotiques, et nous avons constaté que l’antibiothérapie pouvait en fait aggraver le syndrome », indique Linda Mansfield, responsable de l’étude et professeur à l’école de médecine vétérinaire.

En effet, leurs résultats montrent que ces traitements antibiotiques avaient une efficacité limitée et échouaient bien souvent à combattre la bactérie, et ce, quelle que soit la sévérité de l’affection neurologique. Pire, ils pouvaient mener à une aggravation de l’état de santé des cobayes, avec une atteinte des organes.

« Ces modèles offrent un potentiel important pour découvrir des nouveaux traitements pour cette paralysie, car beaucoup de patients atteints de ce syndrome sont trop malades pour participer à des essais cliniques », explique la vétérinaire, qui espère que des médicaments capables de prévenir ce syndrome pourront aussi être développés. En attendant, mieux vaut bien cuire ses aliments.

 

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