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QUESTION D'ACTU

Etude sur près de 18 000 femmes

Ménopause : des origines génétiques aux bouffées de chaleur

Après avoir examiné les échantillons de génome de 18 000 femmes ménopausées, des chercheurs ont découvert que certaines variations prédisposaient aux bouffées de chaleur.

Ménopause : des origines génétiques aux bouffées de chaleur REX/Mood Board/REX/SIPA

  • Publié 21.10.2016 à 19h05
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Même si pour la majorité des femmes, la ménopause arrive vers l'âge de 50 ans, celle-ci peut aussi survenir de façon naturelle entre 40 et 55 ans. La ménopause entraîne une grande variété de symptômes. Parmi les plus répandus, beaucoup de femmes se plaignent de bouffées de chaleur, fréquentes.  De quoi empoisonner leur vie.
Et pour les combattre, le recherche avance. Acuponcture, yoga, arrêt du tabac, ou encore perte de poids, toutes ces recommandations ont pour vertu de faire diminuer les symptômes. Une équipe américaine vient d'ouvrir une nouvelle piste.

Ces scientifiques de l'université de Californie à Los Angeles (UCLA) ont isolé « un variant génétique » qui affecte un récepteur dans le cerveau régulant la libération d'œstrogène. Ils précisent que les femmes de toutes les ethnies qui possèdent cette dernière seraient plus susceptibles de se plaindre de bouffées de chaleur que celles qui en sont dépourvues.

Plus de 17 000 femmes étudiées 

Pour arriver à cette conclusion, ces experts ont passé au crible plus de 11 millions de variants génétiques. Près de 18 000 femmes ménopausées âgées de 50 ans à 79 ans ont participé à l'étude en fournissant des échantillons d'ADN. Elles ont également répondu à des questions sur leurs suées nocturnes et leurs bouffées de chaleur.

14 variantes génétiques, toutes localisées sur le chromosome 4, étaient associées à des bouffées de chaleur. Plus précisément, ces variants se retrouvent liées à un récepteur de la tachykinine 3 situé dans le cerveau. Ce dernier interagit avec des fibres nerveuses qui régulent la libération de l'oestrogène, précise l'équipe.

Vers de nouveaux traitements 

Selon le Dr Carolyn Crandall, principal auteur de l'étude publiée dans la revue Menopause, « aucune étude n'a porté sur la façon dont les variants dans les gènes des femmes peuvent être liés à des bouffées de chaleur. Et ces résultats sont statistiquement très significatifs. Ces associations étaient similaires chez les femmes euro-américaines, afro-américaines et hispano-américaines et ont persisté même après que nous ayons comptabilisé d'autres facteurs qui pourraient influer sur les bouffées de chaleur », explique-t-elle. 

« Si ces variants génétiques se confirment cela pourrait conduire à de nouveaux traitements qui permettront de soulager ces désagréments de la ménopause », conclut le Dr Carolyn Crandall. 
Toutefois, d'autres recherches plus poussées doivent encore être réalisées pour avérer cette association. Les chercheurs n'ont en effet pas réussi à déterminer comment les facteurs environnementaux pourraient avoir influencé les résultats. Enfin, ils n'excluent pas d'être passés à côté d'autres variants génétiques rares qui pourraient aussi avoir une incidence sur les bouffées de chaleur.

Selon les auteurs, plus de 70 % des femmes souffrent de bouffées de chaleur et de sueurs nocturnes, qui sont connues comme les symptômes vasomoteurs de la ménopause.

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